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Actualités - Chronologie

Polémique dans la presse

La libération des deux infirmières a déclenché dans la presse britannique une polémique sur les conditions de leur élargissement. Les deux quotidiens populaires, qui ont payé 100.000 livres (environ un million de francs) pour l’exclusivité de leur histoire, «l’Express» et «le Mirror», titrent respectivement en première page citant les proches des deux condamnées: «Notre fille n’est pas une meurtrière» et «Ma chère Lucy est de retour». Mais les autres quotidiens expriment leurs réserves sur les conditions de leur libération et notamment sur le fait que des organes de presse («l’Express», «le Mirror» et y compris la BBC — la radio et la télévision publiques) aient payé à cette fin. «The Independent» (libéral) titre notamment sur le fait que leur retour provoque un débat sur ce qu’il qualifie de «prix du sang». Le frère de la victime a accepté que les peines des infirmières soient commuées en échange d’un dédommagement de 750.000 livres (environ 7,5 millions de FF). «Le scandale engloutit les deux infirmières libérées», affirme le «Guardian» (centre gauche). Le «Sun», le quotidien populaire (ultra-conservateur) qui a la plus grande diffusion, n’hésite pas à écrire en une: «Les deux infirmières ont commis un meurtre», ajoutant en page intérieure qu’elles sont toutes les deux convaincues de meurtre et n’ont rien fait pour mériter leur élargissement. Le «Mail» rapporte le témoignage d’amis de la victime qui affirment que la libération des infirmières est «une parodie de justice». «Elles ne sont pas des héroïnes nationales», insiste le quotidien. «Laissons de côté les drapeaux, les réjouissances ne sont pas à l’ordre du jour», conclut-il. (AFP)
La libération des deux infirmières a déclenché dans la presse britannique une polémique sur les conditions de leur élargissement. Les deux quotidiens populaires, qui ont payé 100.000 livres (environ un million de francs) pour l’exclusivité de leur histoire, «l’Express» et «le Mirror», titrent respectivement en première page citant les proches des deux condamnées: «Notre fille n’est pas une meurtrière» et «Ma chère Lucy est de retour». Mais les autres quotidiens expriment leurs réserves sur les conditions de leur libération et notamment sur le fait que des organes de presse («l’Express», «le Mirror» et y compris la BBC — la radio et la télévision publiques) aient payé à cette fin. «The Independent» (libéral) titre notamment sur le fait que leur retour provoque un débat sur ce qu’il qualifie de...