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Actualités - Interviews

Platini souhaite des états généraux du football

S’il est élu avec Sepp Blatter à la tête de la Fédération internationale, Michel Platini souhaite la tenue rapide d’états généraux du football afin de «donner la parole aux 300 millions de pratiquants». Dans un entretien accordé à Reuters, le coprésident du Comité français d’organisation (CFO) s’exprime sur sa vision du football des années à venir et affiche son enthousiasme sur la Coupe du monde, qui débute le 10 juin. Q.: Si vous êtes élu avec Sepp Blatter à la tête de la FIFA, quelles seront vos premières initiatives? R.: Le plus important est de donner la parole aux 300 millions de footballeurs. Pour cela, il faut s’organiser. Réunir toutes les familles du football et leur demander ce qu’elles veulent faire. Il faut faire les états généraux du football. Je ne sais pas où va le football, personne ne le sait. Pendant longtemps cela a été un jeu. Mais ce n’est plus seulement un jeu. Q.: Concrètement, que faudrait-il faire? R.: Pendant un an, il faudrait commencer par un travail de réorganisation et faire arriver les gens du foot au comité exécutif de la FIFA. Actuellement, personne ne s’intéresse au foot à la FIFA. Si Lennart Johansson (NDLR: actuel président de l’UEFA, candidat à la présidence de la FIFA) gagne, la FIFA va rester une institution politique. Il faudrait aussi créer un centre technique du football dans chacun des 180 pays de la planète. Il faudrait que ces centres techniques soient rattachés aux fédérations pour aider les jeunes à aller dans les équipes nationales. Il faut aussi leur donner des moyens financiers. En fait 99% de mon travail sera d’être en contact avec la base. Je suis le seul qui peut faire changer la FIFA car j’ai été joueur. Q.: Si Blatter n’est pas élu le 8 juin, que ferez-vous? R.: J’arrête. Je ne peux pas combattre un système et ensuite vouloir aller dans ce système. Blatter ne renie pas tout ce qu’a fait Joao Havelange, mais après 24 ans, il y a une autre façon de faire la FIFA. Q.: Le continent africain représente un avenir possible du football. Serait-il juste de lui confier l’organisation de la Coupe du monde 2006? R.: Ce serait logique, en tout cas. C’est le réservoir le plus grand du football mondial et c’est le seul continent qui n’a pas encore accueilli cette compétition. Q.: A trois semaines du coup d’envoi comment voyez-vous la prochaine Coupe du monde? R.: Cela va être la Coupe du monde la plus intéressante et la plus équilibrée. D’abord parce qu’il y a 32 équipes, huit groupes de quatre et que pour se qualifier, il faudra gagner au moins un match. On ne pourra plus se qualifier avec des matches nuls. Ensuite parce que aucune équipe ne se détache vraiment et que bien malin pourrait dire qui va gagner cette Coupe du monde. Q.: Jouer sur trois stades différents était l’un de vos souhaits. Pourquoi? R.: Pour une raison éthique. Les têtes de série et les petites équipes sont traitées de la même manière. Il n’y a pas d’avantage accordé aux grands. C’était également important pour la billetterie. Chaque stade accueillera des grandes et des petites équipes. L’intérêt du spectacle est partagé entre tous les sites. De plus, les joueurs sont contents de voir d’autres endroits. En 1986, je n’ai pas fait la Coupe du monde au Mexique mais la Coupe du monde de Leon où l’on est resté presque tout le temps. Q.: Que pouvez-vous répondre à ceux qui ont critiqué la répartition des billets? R.: Nous ne pouvions pas faire autrement. Aux Etats-Unis 15% avaient été donnés aux fédérations. Nous en avons donné 20%. Aux Etats-Unis, beaucoup de billets avaient été retournés tandis que tout le monde veut venir en France. Q.: L’arbitrage devait être plus sévère lors de ce Mondial. Notamment les tacles par derrière seront sanctionnés par un carton rouge. Est-ce un autre moyen de rendre la parole au jeu? R.: Le football est fait pour les artistes. Il est normal que le tacle par derrière soit sanctionné. J’aurais préféré que Van Basten puisse jouer jusqu’à 35 ans et non jusqu’à 27. Franchement, je préfère payer pour aller voir jouer Van Basten que pour voir jouer celui qui l’a blessé. Il reste qu’il est toujours difficile d’arbitrer un match. Q.: En tant que pays organisateur, jusqu’où la France doit aller pour ne pas paraître décevante? R.: Le minimum pour l’équipe de France serait d’être en quart de finale. (Reuters)
S’il est élu avec Sepp Blatter à la tête de la Fédération internationale, Michel Platini souhaite la tenue rapide d’états généraux du football afin de «donner la parole aux 300 millions de pratiquants». Dans un entretien accordé à Reuters, le coprésident du Comité français d’organisation (CFO) s’exprime sur sa vision du football des années à venir et affiche son enthousiasme sur la Coupe du monde, qui débute le 10 juin. Q.: Si vous êtes élu avec Sepp Blatter à la tête de la FIFA, quelles seront vos premières initiatives? R.: Le plus important est de donner la parole aux 300 millions de footballeurs. Pour cela, il faut s’organiser. Réunir toutes les familles du football et leur demander ce qu’elles veulent faire. Il faut faire les états généraux du football. Je ne sais pas où va le football,...