La crise indonésienne a débuté le 1er mai avec la décision du président Suharto d’écarter toute nouvelle réforme politique avant la fin de son mandat. - 1er mai: Le président Suharto écarte toute nouvelle réforme politique avant la fin de son mandat prévue en 2003. - 2 mai: Des manifestations, qui dégénèrent parfois en affrontements, se déroulent à travers le pays. Des étudiants, réclamant la démission de Suharto, sortent de leurs campus à Djakarta et Medan (nord). - 4 mai: Plus de 50 blessés lors de heurts entre policiers et étudiants dans plusieurs localités, le gouvernement ayant annoncé des hausses de prix du carburant, de l’électricité et des transports s’étalant entre 25 et 70%. - 5 mai: Des dizaines de personnes sont blessées dans la capitale et à Medan, métropole commerciale de l’île de Sumatra. Manifestations également dans plusieurs localités de l’île de Java. 250 morts - 6 mai: Six personnes sont tuées (deux seulement, selon les autorités) et au moins 80 blessées à Medan, secouée depuis trois jours par des émeutes et où l’université a été fermée. - 7 mai: Poursuite des manifestations malgré les déclarations du général Wiranto, commandant en chef de l’armée et ministre de la Défense, annonçant que l’armée est favorable aux réformes mais «graduellement et constitutionnellement». Le bilan des troubles pour la semaine du 4 au 10 mai s’établit entre 4 et 8 morts, selon les sources. - 11 mai: Le dirigeant de l’une des deux principales organisations musulmanes, Amien Raïs, ainsi que des personnalités influentes demandent le retrait de la vie publique du président Suharto. - 12 mai: Les forces de l’ordre ouvrent le feu sur des manifestants faisant 6 morts parmi les étudiants à la sortie de l’université de Jakarta. - 13 mai: Violents accrochages à Djakarta: un mort et neuf blessés graves. Ce bilan ne tient toutefois pas compte des émeutes ayant secoué d’autres villes, dont Yogyakarta et Bandoung (est et ouest de Java). Selon la presse indonésienne, Suharto affirme être prêt à se retirer s’il perd le soutien du peuple. -14 mai: Cinq morts, deux étudiants tués par balles et trois soldats, à Djakarta où des milliers de pillards ont dévasté tout un quartier et surtout des commerces appartenant à la minorité chinoise. Des incendies, dans des centres commerciaux de Djakarta en proie au pillage, font plus de 250 morts. Le «Conseil populaire», un nouveau groupement politique, demande à Suharto de démissionner. Les ambassades évacuées - 15 mai: Suharto, qui a été contraint d’écourter un séjour au Caire, rentre dans une capitale dévastée et quasiment paralysée. Entreprises étrangères et ambassades commencent à évacuer leurs employés: une première vague de 850 Américains quitte l’Indonésie. Emeutes à Surabaya, 2e ville du pays. -16 mai: Les émeutes de la semaine écoulée ont fait plus de 500 morts. Les dégâts matériels sont évalués à 227 millions de dollars. Suharto fait état d’un prochain remaniement du gouvernement. Il réitère qu’il démissionnera si la population n’a plus confiance en lui. - 18 mai: Le président du Parlement, M. Harmoko, demande à Suharto de démissionner pour le bien de l’unité nationale. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La crise indonésienne a débuté le 1er mai avec la décision du président Suharto d’écarter toute nouvelle réforme politique avant la fin de son mandat. - 1er mai: Le président Suharto écarte toute nouvelle réforme politique avant la fin de son mandat prévue en 2003. - 2 mai: Des manifestations, qui dégénèrent parfois en affrontements, se déroulent à travers le pays. Des étudiants, réclamant la démission de Suharto, sortent de leurs campus à Djakarta et Medan (nord). - 4 mai: Plus de 50 blessés lors de heurts entre policiers et étudiants dans plusieurs localités, le gouvernement ayant annoncé des hausses de prix du carburant, de l’électricité et des transports s’étalant entre 25 et 70%. - 5 mai: Des dizaines de personnes sont blessées dans la capitale et à Medan, métropole commerciale de l’île de...