L’Iran va créer prochainement des «camps spéciaux» pour ses prisonniers détenus pour des affaires liées à la drogue, a déclaré l’ayatollah Mohammad Yazdi, chef du pouvoir judiciaire iranien. Cité lundi par la radio, M. Yazdi a précisé que cette décision sans précédent avait été prise par le «Conseil de Discernement», la plus haute instance de décisions stratégiques du régime. «La décision de mettre un détenu dans un camp ou non sera prise par le juge», a ajouté M. Yazdi qui dirige la plus haute autorité judiciaire en Iran. Selon lui, «ce plan de séparation des détenus sera mis en application prochainement dans tout le pays». Pour renforcer la lutte contre la drogue et faire face à la hausse croissante de la population pénitentiaire en Iran, le gouvernement avait décidé de créer des camps pour les détenus liés d’une façon ou d’une autre aux stupéfiants. Selon les chiffres officiels, les prisons iraniennes comptent quelque 140.000 détenus, dont plus de 60% incarcérés pour des affaires liées à la drogue. Le territoire iranien est un passage facile pour le transit de stupéfiants entre les pays producteurs, comme le Pakistan et surtout l’Afghanistan, et les marchés du golfe Persique, d’Europe et d’Asie centrale. Malgré une lutte sans merci des autorités contre le trafic de drogue, la consommation de stupéfiants enregistre une hausse régulière en Iran. «L’accoutumance à la drogue en Iran augmente régulièrement», avait reconnu récemment M. Mohammad Fallah, responsable du bureau de la lutte contre le trafic de stupéfiants, un organisme d’Etat dépendant de la présidence iranienne. Selon ce responsable, la demande n’a cessé d’augmenter en Iran en dépit d’une loi antidrogue extrêmement sévère adoptée en janvier 1989. Le nombre des drogués a doublé et environ un million de personnes, contre 500.000 il y a quatre ans, sont accoutumées à la drogue, selon les chiffres du bureau de la lutte contre le trafic de stupéfiants. La loi antidrogue prévoit la peine capitale pour toute personne arrêtée en possession de plus de 30 grammes d’héroïne ou plus de 5 kg d’opium. Les autorités font état régulièrement de saisie de quantités importantes de drogue. En moyenne, quelque 200 tonnes de drogues diverses, notamment de l’opium, sont saisies par an en Iran. (AFP)
L’Iran va créer prochainement des «camps spéciaux» pour ses prisonniers détenus pour des affaires liées à la drogue, a déclaré l’ayatollah Mohammad Yazdi, chef du pouvoir judiciaire iranien. Cité lundi par la radio, M. Yazdi a précisé que cette décision sans précédent avait été prise par le «Conseil de Discernement», la plus haute instance de décisions stratégiques du régime. «La décision de mettre un détenu dans un camp ou non sera prise par le juge», a ajouté M. Yazdi qui dirige la plus haute autorité judiciaire en Iran. Selon lui, «ce plan de séparation des détenus sera mis en application prochainement dans tout le pays». Pour renforcer la lutte contre la drogue et faire face à la hausse croissante de la population pénitentiaire en Iran, le gouvernement avait décidé de créer des camps pour les...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.