Les promoteurs d’une université francophone privée en Egypte comptent faire progresser leur projet à l’occasion de la visite lundi en France du président égyptien Hosni Moubarak, a déclaré le ministre des Entreprises publiques Atef Ebeid. «Il existe des hommes d’affaires (égyptiens) qui veulent faire adopter le projet d’une «université française» en Egypte», a déclaré M. Ebeid à la presse après un entretien avec M. Moubarak en compagnie de représentants du groupe de 125 hommes d’affaires qui accompagneront le président. «Il y a eu des contacts avec des hommes d’affaires français qui ont affiché leur disposition à contribuer à la création de cette université», a poursuivi le ministre. Selon lui, le projet sera au centre des entretiens en France des hommes d’affaires qui accompagneront M. Moubarak. Ces derniers évoqueront en outre le «développement des exportations égyptiennes vers la France et l’Europe, notamment industrielles et agricoles, et la promotion de projets d’investissement communs dans le domaine de pièces détachées automobiles, de l’industrie agroalimentaire ou chimique et des matériaux de construction». Les hommes d’affaires égyptiens «ont proposé au total 15 projets communs prêts à être exécutés avec des sociétés françaises», a-t-il dit. Les promoteurs de l’«université française du Caire» travaillent sur leur projet depuis le vote il y a deux ans d’une loi autorisant les universités privées en Egypte, a expliqué M. Ali al-Meligui, secrétaire général du Forum éducatif et culturel, l’organisation non-gouvernementale responsable du projet. Le financement Le Forum regroupe environ 150 personnes, notamment des hommes d’affaires mais aussi les représentants des principales écoles francophones en Egypte. Ils espèrent obtenir «le feu vert des présidents» égyptien et français pour pouvoir débuter l’enseignement en 1999, vraisemblablement dans des locaux provisoires au Caire en attendant la construction d’un siège près de la capitale, a ajouté M. Meligui. Les cours devraient concerner selon lui quelque 3.900 étudiants dans toutes les disciplines durant une première phase. Le projet sera financé par des dons d’entreprises ainsi que les droits d’inscription, qui se monteront à environ 25.000 livres égyptiennes par an, soit près de 7.500 dollars. M. Meligui a affirmé que le projet était à but non lucratif et que 10% d’étudiants recevraient des bourses intégrales et 20% des bourses couvrant la moitié des frais de scolarité. A la différence de la prestigieuse Université américaine du Caire, «l’université française sera à 100% égyptienne, mais elle délivrera des diplômes reconnus à la fois par l’Egypte et par la France, avec un cursus équivalent à celui des universités françaises», a-t-il souligné. «Des contacts sont déjà en cours avec les principales universités françaises pour établir ce cursus», selon M. Meligui. Plusieurs entreprises françaises, dont Alcatel (télécommunications) et Hatier (édition), «ont manifesté leur intérêt», tandis que «des fondations sont en train de se former en France pour soutenir le projet», a-t-il encore dit. (AFP)
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