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Actualités - Chronologie

Washington veut dissuader Islamabad de faire un essai nucléaire

Une mission américaine est arrivée vendredi à Islamabad pour dissuader le Pakistan de faire un essai atomique après les tirs indiens, afin de préserver la politique de non-prolifération des Etats-Unis. Les émissaires américains, avec à leur tête Strobe Talbot, assistant du secrétaire d’Etat, sont arrivés vendredi matin pour rencontrer le premier ministre Nawaz Sharif, le ministre des Affaires étrangères Gohar Ayoub Khan, et les principaux chefs militaires pakistanais. Le Pakistan a déjà annoncé qu’il n’entendait céder à «aucune pression» étrangère sur les questions de sécurité. Selon un porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, le gouvernement est résolu «à prendre toutes les mesures nécessaires à sa sécurité nationale, qui relève de son droit souverain à l’autodéfense». Parmi ces mesures figure en bonne place un essai nucléaire que toutes les sources scientifiques associées au programme nucléaire pakistanais affirment pouvoir effectuer «à tout moment». C’est ce que veulent éviter les Etats-Unis, qui agitent la carotte et le bâton depuis plusieurs jours pour que le Pakistan se plie à leurs injonctions. C’est ainsi que le porte-parole du département d’Etat James Rubin a dans un premier temps annoncé que des sanctions seraient prises contre le Pakistan en cas d’essai atomique. Ces sanctions économiques, a-t-il dit, seraient peu différentes de celles prises à l’encontre de l’Inde après ses cinq essais nucléaires de lundi et mercredi. Mais jeudi, M. Rubin a laissé entendre à Washington que le Pakistan serait «récompensé» s’il s’abstenait de faire le test. Les émissaires américains «ne sont pas partis les mains vides», a-t-il dit sans donner de détails. L’objet de la mission américaine, «extrêmement difficile» à Islamabad, est de «souligner les avantages pour le Pakistan à ne pas faire un essai et les désavantages extrêmes à le faire», a-t-il dit. Face à ces menaces de sanctions, le gouvernement pakistanais a souligné jeudi qu’il estimait que «la sécurité légitime du Pakistan et la défense de ses intérêts passaient avant tout et ne pouvait faire l’objet d’aucun compromis». Selon des rapports d’origine américaine, Islamabad se livrerait actuellement à des préparatifs pour la conduite d’un essai. Un haut responsable américain à ainsi indiqué jeudi que les Etats-Unis avaient détecté «certains signes troublants» à cet égard. Les autorités pakistanaises sont sous la pression des partis de l’ensemble de l’échiquier politique pour conduire un tel test. L’ancien premier ministre et actuel chef de l’opposition Benazir Bhutto ainsi que le principal parti intégriste musulman, le Jamaat-i-Islami, ont pressé ces derniers jours le gouvernement de répondre à l’Inde par un essai. Vendredi, le chef d’un petit parti ultrafondamentaliste a publié une «fatwa» déclarant qu’un essai nucléaire était un «devoir» pour le Pakistan selon le Coran et la Sharia (les lois islamiques). (AFP)
Une mission américaine est arrivée vendredi à Islamabad pour dissuader le Pakistan de faire un essai atomique après les tirs indiens, afin de préserver la politique de non-prolifération des Etats-Unis. Les émissaires américains, avec à leur tête Strobe Talbot, assistant du secrétaire d’Etat, sont arrivés vendredi matin pour rencontrer le premier ministre Nawaz Sharif, le ministre des Affaires étrangères Gohar Ayoub Khan, et les principaux chefs militaires pakistanais. Le Pakistan a déjà annoncé qu’il n’entendait céder à «aucune pression» étrangère sur les questions de sécurité. Selon un porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, le gouvernement est résolu «à prendre toutes les mesures nécessaires à sa sécurité nationale, qui relève de son droit souverain à...