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Actualités - Chronologie

Interrupteur central dans la réponse immunitaire au sida

Des chercheurs ont identifié un signal chimique qui active l’«interrupteur central» du système immunitaire, permettant au corps humain de se défendre contre le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et d’autres virus, rapporte la revue «Proceedings of the National Academy of Sciences». Cette découverte pourrait permettre une percée vers la mise au point d’un vaccin, selon les auteurs de l’étude de chercheurs de l’université de Californie à San Diego, de l’Institut de recherches sur le sida et du Veterans Affairs Medical Center (Centre médical des anciens combattants). Selon le Dr Richard Kornbluth, de l’université de Californie, le signal envoyé par cet «interrupteur central», une substance chimique baptisée CD40L, déclenche la production de protéines spécifiques dans les lymphocytes-T, une variété de globules blancs, et les renforcent ainsi. Cette substance était déjà connue mais cette étude, selon ses auteurs, décrit pour la première fois le mécanisme de lancement d’une contre-attaque spécifique contre le VIH. Les cellules immunitaires macrophages que sont les lymphocytes-T sont particulièrement vulnérables face au VIH, ce qui conduit en général à une rapide détérioration du système immunitaire des malades. En produisant ces protéines baptisées béta-chimiokines, une forme particulière de lymphocytes-T (les CD4+T) est en revanche capable de résister à l’assaut du virus du sida. «Quand cet interrupteur est activé, des cellules spécifiques produisent des protéines qui semblent empêcher le VIH d’infecter les lymphocytes-T et semblent aussi attirer davantage de cellules immunitaires sur le lieu de l’infection», explique le Dr Kornbluth. Plusieurs études avaient déjà identifié divers mécanismes pour stimuler la production de béta-chimiokines, mais cette étude met à jour le premier lien direct entre le CD40L et les chimiokines anti-VIH. «C’est une information potentiellement importante à incorporer aux efforts pour mettre au point un vaccin contre le sida», estime-t-il. Cette découverte pourrait également avoir des implications dans le traitement d’autres maladies, telles que le cancer, l’arthrite et la sclérose en plaques, ainsi que pour les rejets de greffons d’organes. (AFP)
Des chercheurs ont identifié un signal chimique qui active l’«interrupteur central» du système immunitaire, permettant au corps humain de se défendre contre le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et d’autres virus, rapporte la revue «Proceedings of the National Academy of Sciences». Cette découverte pourrait permettre une percée vers la mise au point d’un vaccin, selon les auteurs de l’étude de chercheurs de l’université de Californie à San Diego, de l’Institut de recherches sur le sida et du Veterans Affairs Medical Center (Centre médical des anciens combattants). Selon le Dr Richard Kornbluth, de l’université de Californie, le signal envoyé par cet «interrupteur central», une substance chimique baptisée CD40L, déclenche la production de protéines spécifiques dans les lymphocytes-T, une...