Un groupe de 25 patients britanniques atteints de maladies graves, comme la sclérose en plaques, va être autorisé à inhaler du cannabis dans le cadre d’une expérience médicale destinée à étudier ses effets contre la douleur, a indiqué la compagnie GW Pharmaceuticals. La compagnie britannique avait déjà reçu récemment une autorisation spéciale du ministère de l’Intérieur pour cultiver à des fins médicales du chanvre indien, la plante dont est tirée le cannabis et dont l’usage est interdit dans le pays. La plantation, composée de quelque 20.000 pieds de cannabis, est située dans le sud de l’Angleterre, dans un endroit tenu secret et étroitement surveillé. Le programme de recherche débutera en 1999. Le groupe de patients inhalera le cannabis, non pas en le fumant dans une cigarette, mais à partir d’inhalateurs. «L’inhalation est le moyen le plus rapide pour faire pénétrer la drogue dans le système sanguin», a expliqué le Dr Geoffrey Guy, président de GW Pharmaceuticals. Le but de l’expérience est d’analyser les effets décontractants et analgésiques du cannabis chez des patients qui souffrent. Le cannabis aurait également des effets anti-nauséeux chez les patients atteints de cancer et soignés par chimiothérapie. Selon le Dr Guy, «il s’agit du seul programme au monde ayant reçu une autorisation de développer des médicaments à partir du cannabis». GW Pharmaceuticals a déjà dépensé 10 millions de livres dans ses recherches sur les effets médicaux du cannabis. Le ministère néerlandais de la Santé avait également donné son feu vert fin mai au démarrage d’une expérience menée par la compagnie Welda visant à mesurer les facultés thérapeutiques du cannabis dans le traitement des malades du sida, du cancer et de la multi-sclérose. Un récent rapport rédigé par des médecins français et étrangers et remis au secrétaire d’Etat français à la Santé Bernard Kouchner, avait placé le cannabis dans le groupe des drogues les moins dangereuses, bien derrière l’héroïne, la cocaïne et l’alcool, classées premières en termes de dangerosité. Au terme de leur travail, les auteurs estimaient toutefois qu’«aucune de ces substances n’est complètement dépourvue de danger». (AFP)
Un groupe de 25 patients britanniques atteints de maladies graves, comme la sclérose en plaques, va être autorisé à inhaler du cannabis dans le cadre d’une expérience médicale destinée à étudier ses effets contre la douleur, a indiqué la compagnie GW Pharmaceuticals. La compagnie britannique avait déjà reçu récemment une autorisation spéciale du ministère de l’Intérieur pour cultiver à des fins médicales du chanvre indien, la plante dont est tirée le cannabis et dont l’usage est interdit dans le pays. La plantation, composée de quelque 20.000 pieds de cannabis, est située dans le sud de l’Angleterre, dans un endroit tenu secret et étroitement surveillé. Le programme de recherche débutera en 1999. Le groupe de patients inhalera le cannabis, non pas en le fumant dans une cigarette, mais à partir...
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