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Actualités - Chronologie

Américains et européens face au choix d'un système de surveillance terrestre

Les Etats-Unis et leurs alliés européens de l’OTAN tenteront lundi et mardi de dégager un début de consensus sur un projet d’acquisition d’un système de surveillance terrestre qui les a profondément divisés au cours des dernières années. A côté de ses avions-radar Awacs, spécialisés dans la détection des aéronefs, un système de surveillance terrestre permettrait à l’OTAN de déceler sur un théâtre d’opération des mouvements de troupes et de véhicules. Les discussions cette semaine, lors d’une session semestrielle des directeurs de l’armement des 16 membres de l’Alliance, s’annoncent «plus sereines» que leur dernière réunion fin 97, selon un responsable de l’OTAN. Face à l’opposition des Européens, aux crédits militaires en diminution, les Etats-Unis ont en effet abandonné l’idée de vendre rapidement à l’OTAN des avions J-Stars (Boeing 707 couplé avec un radar), en dépit de promesses faites en ce sens en 1996 par le président Bill Clinton aux électeurs américains. Washington a récemment fait une nouvelle proposition, ne visant plus que le moyen-terme (2005-2006) et basée sur le couplage d’un radar américain de nouvelle génération qui pourrait être monté sur un appareil européen, type gros avion d’affaires ou Airbus A-321, selon un spécialiste du dossier. Le futur radar américain est développé par les Etats-Unis sur fonds propres et n’est pas ouvert à une coopération d’autres pays. Ses coûts d’achat et de fonctionnement seraient inférieurs à l’actuel avec des capacités supérieures. Les Etats-Unis ont proposé à l’OTAN d’acquérir à partir de 2005 six avions-radar accompagnés de plusieurs stations de réception au sol, pour un montant de deux milliards de dollars. «Cette proposition est très importante», a estimé le responsable de l’OTAN sous couvert d’anonymat, en indiquant que d’autres options existent comme la constitution d’une force permanente alliée formée de systèmes nationaux mis à disposition de l’Alliance. Outre le J-Stars, la France a proposé à l’OTAN d’acheter son hélicoptère-radar Horizon, la Grande-Bretagne son projet d’avion-radar Astor et l’Italie son programme d’hélicoptère-radar Creso. Une combinaison d’avions et hélicoptères, complémentaires, fait partie des options étudiées. Les membres européens de l’OTAN ont plutôt bien accueilli la nouvelle proposition américaine. «Le report d’une décision d’achat arrange tout le monde», souligne un expert, en évoquant la réduction généralisée des crédits. La réunion mardi des directeurs de l’armement alliés sera précédée aujourd’hui par une rencontre spéciale avec le Comité militaire de l’OTAN (représentants des chefs d’état-major des 16), qui vise à améliorer la concordance entre les besoins militaires avec les offres des industriels chargés de les satisfaire, selon un spécialiste du dossier. Dans l’attente d’une décision finale qui ne devrait pas intervenir avant 1999, les directeurs de l’armement devraient demander mardi des études complémentaires sur les options à court, moyen et long terme, ajoute-t-il. Lors de leur réunion mardi, les directeurs de l’armement alliés devraient aussi évoquer le projet d’un système de défense aérienne élargi aux missiles balistiques. Jusqu’à présent, l’OTAN ne dispose que d’un réseau antiaérien contre les avions. Dans le cadre de la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive, qui devrait être un point-clef du futur concept stratégique de l’OTAN en cours de révision, l’Alliance pourrait s’engager dans l’acquisition à l’horizon 2010 d’un système permettant l’interception de missiles à plus de 500 kilomètres dans les couches supérieures de l’atmosphère. Selon un spécialiste, les directeurs de l’armement pourraient lancer mardi une étude de préfaisabilité sur un tel projet, qui équivaudrait à un premier pas vers sa réalisation. (AFP)
Les Etats-Unis et leurs alliés européens de l’OTAN tenteront lundi et mardi de dégager un début de consensus sur un projet d’acquisition d’un système de surveillance terrestre qui les a profondément divisés au cours des dernières années. A côté de ses avions-radar Awacs, spécialisés dans la détection des aéronefs, un système de surveillance terrestre permettrait à l’OTAN de déceler sur un théâtre d’opération des mouvements de troupes et de véhicules. Les discussions cette semaine, lors d’une session semestrielle des directeurs de l’armement des 16 membres de l’Alliance, s’annoncent «plus sereines» que leur dernière réunion fin 97, selon un responsable de l’OTAN. Face à l’opposition des Européens, aux crédits militaires en diminution, les Etats-Unis ont en effet abandonné l’idée de...