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Actualités - Chronologie

La Havane crie victoire

Cuba a crié victoire dans le duel traditionnel qui l’oppose à Genève aux Etats-Unis après avoir échappé pour la première fois à une condamnation par la Commission des droits de l’homme de l’ONU. Un projet de résolution déposé par les Etats-Unis a été repoussé par 19 voix contre, 16 votes pour et 18 abstentions. «Justice est faite car il n’y a pas de raison de condamner Cuba», a déclaré un délégué cubain, Juan Fernandez Palacios. Le rejet de la résolution libère le régime de La Havane de la surveillance, depuis six ans, d’un rapporteur spécial de la Commission, la mesure la plus contraignante qu’elle puisse prendre. Les Etats-Unis déposent chaque année depuis 1992 un projet de résolution condamnant les violations des droits de l’homme à Cuba et instituant un rapporteur spécial sur l’île communiste. C’est la première fois qu’ils ne recueillent pas une majorité, ont déclaré des délégués. «Il s’agit d’une vendetta politique des Etats-Unis. La seule et la plus grave violation des droits de l’homme à Cuba est le blocus économique américain contre dix millions de Cubains», a ajouté M. Fernandez après le revers surprise infligé aux Américains. Cuba avait été soumis jusqu’à la fin des années 1980 à un examen dans le cadre d’une procédure confidentielle. La représentante des Etats-Unis à la Commission Nancy Rubin s’est refusée à toute déclaration, renvoyant au porte-parole du département d’Eat. Seuls des pays d’Amérique latine, l’Argentine et l’Equateur ont voté pour le projet. Huit autres pays latino-américains se sont abstenus. Les pays occidentaux ont voté pour. Plusieurs pays africains et d’Asie se sont prononcés contre. (AFP)
Cuba a crié victoire dans le duel traditionnel qui l’oppose à Genève aux Etats-Unis après avoir échappé pour la première fois à une condamnation par la Commission des droits de l’homme de l’ONU. Un projet de résolution déposé par les Etats-Unis a été repoussé par 19 voix contre, 16 votes pour et 18 abstentions. «Justice est faite car il n’y a pas de raison de condamner Cuba», a déclaré un délégué cubain, Juan Fernandez Palacios. Le rejet de la résolution libère le régime de La Havane de la surveillance, depuis six ans, d’un rapporteur spécial de la Commission, la mesure la plus contraignante qu’elle puisse prendre. Les Etats-Unis déposent chaque année depuis 1992 un projet de résolution condamnant les violations des droits de l’homme à Cuba et instituant un rapporteur spécial sur l’île...