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Actualités - Chronologie

Juppé réfute les accusations contre la France

L’ancien chef de la diplomatie française et ancien premier ministre conservateur Alain Juppé a réfuté hier les critiques contre le gouvernement auquel il participait pour son action au Rwanda en 1994. «Je conçois un sentiment de légitime fierté pour la manière dont la France a montré l’exemple» au Rwanda, a déclaré Alain Juppé (RPR, néo-gaulliste) devant la mission d’information parlementaire sur le Rwanda présidée par l’ancien ministre socialiste de la Défense ,Paul Quilès. Plusieurs informations de presse ont mis en cause ces derniers jours le rôle trouble de la France dans la crise rwandaise avant même le début en avril 1994 du génocide, qui a fait entre 500.000 et 800.000 victimes, principalement parmi la minorité tutsie. Les militaires français «ont bien appliqué» les instructions du gouvernement et «nos diplomates ont fini par donner mauvaise conscience à une communauté internationale tout juste capable d’exprimer de bons sentiments et décidée à ne rien faire», a estimé M. Juppé. «Je ne puis ni comprendre ni admettre qu’on mette en cause dans cette période le bien-fondé de notre intervention humanitaire qui a sauvé des dizaines de vies, tout comme l’action diplomatique de la France dans cette période», a-t-il dit. «Je continue à y trouver (dans l’action de la France au Rwanda) admiration et reconnaissance pour des soldats et pour des diplomates qui nous ont permis de sauver l’honneur», a-t-il souligné. M. Juppé, au gouvernement depuis mars 1993 en tant que ministre des Affaires étrangères du gouvernement d’Edouard Balladur, a rappelé que ce gouvernement avait poursuivi les efforts des gouvernements antérieurs pour convaincre les autorités hutues de partager le pouvoir avec la minorité tutsie. Après la mort (dans un attentat) des présidents rwandais et burundais le 6 avril 1994, la France a demandé à l’ONU de «diligenter une enquête internationale (…) qui n’a jamais abouti», a souligné M. Juppé. Devant les «conséquences catastrophiques» de cette double mort, la France a décidé d’évacuer la communauté étrangère (456 Français et 1.277 étrangers), a rappelé M. Juppé. Après la décision unanime du Conseil de Sécurité du 21 avril 1994 d’évacuer la plupart des Casques bleus de l’ONU, passant de 2.548 à 250 hommes, l’ancien ministre a rappelé qu’il avait dénoncé à plusieurs reprises le génocide en cours au Rwanda. Devant l’impossibilité de réunir les 5.000 Casques bleus demandés par le secrétaire général de l’ONU de l’époque, Boutros Boutros-Ghali, la France a proposé d’envoyer immédiatement des troupes. «C’était un véritable devoir d’intervention que nous avions au Rwanda», a-t-il dit. «C’est ainsi qu’est née l’opération Turquoise», au but «strictement humanitaire», et à laquelle aucun pays ne s’est associé à l’exception de quelques pays d’Afrique. (AFP)
L’ancien chef de la diplomatie française et ancien premier ministre conservateur Alain Juppé a réfuté hier les critiques contre le gouvernement auquel il participait pour son action au Rwanda en 1994. «Je conçois un sentiment de légitime fierté pour la manière dont la France a montré l’exemple» au Rwanda, a déclaré Alain Juppé (RPR, néo-gaulliste) devant la mission d’information parlementaire sur le Rwanda présidée par l’ancien ministre socialiste de la Défense ,Paul Quilès. Plusieurs informations de presse ont mis en cause ces derniers jours le rôle trouble de la France dans la crise rwandaise avant même le début en avril 1994 du génocide, qui a fait entre 500.000 et 800.000 victimes, principalement parmi la minorité tutsie. Les militaires français «ont bien appliqué» les instructions du gouvernement...