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Actualités - Chronologie

Cyclisme Paris-Roubaix : tous contre Mapei

Course pour les hommes forts, Paris-Roubaix semble promise dimanche aux Mapei du Belge Johan Museeuw tant leur supériorité est flagrante dans les classiques de printemps. Vainqueur l’année du centenaire de l’épreuve en 1996, Museeuw, considéré comme le meilleur coureur des épreuves d’un jour, a confirmé qu’il avait encore soif de victoires en s’imposant dimanche dernier dans le Tour des Flandres. Rouleur infatigable, l’ancien champion du monde, que l’on disait à court de forme cette saison, a rappelé à tous ses rivaux qu’à 33 ans, il n’est pas encore prêt à céder la place. Tout au long des 263,5 kilomètres et des redoutables secteurs pavés menant vers le Vélodrome de Roubaix, le Belge pourra compter sur l’abnégation de ses équipiers italiens Franco Ballerini et Andrea Tafi. Car la reine des classiques ne peut se gagner seule tant les imprévus sont nombreux et le soutien de ses partenaires est crucial pour un leader. En 1996, Gianluca Bortolami et Andrea Tafi avaient poussé la solidarité jusqu’à ralentir avant la ligne pour offrir la victoire à leur chef de file. Mais aussi forte que soit la Mapei et aussi dévoués que soient ses coureurs, Paris-Roubaix reste la plus imprévisible des courses dont l’issue se joue parfois dans les ultimes mètres d’une course hors norme. Ainsi l’an passé, le Français Frédéric Guesdon avait surpris tous les favoris dans le dernier tour de piste pour s’imposer contre toutes les attentes. Guesdon, qui portera le numéro un, pourrait tenter de rééditer l’exploit de son aîné Gilbert Duclos-Lassale, victorieux deux années de suite en 1992 et 1993. Le jeune leader de la Française des Jeux devra pourtant se méfier de l’ambition de ses aînés. A commencer par le Toulousain Frédéric Moncassin, privé de victoire l’an passé après avoir mené une échappée au long cours en compagnie du Russe Andreï Tchmil. Pour leur malheur, les deux fuyards furent repris dans les derniers kilomètres incapables de défendre leurs chances après une telle débauche d’efforts. Quant à Tchmil, victorieux en 1994, il reste à 35 ans comme l’un des prétendants crédibles. Dans Paris-Nice, le néo-Belge s’est adjugé deux succès d’étapes, l’un en force, l’autre dans un sprint confirmant qu’il était capable de tout faire. Il partira également avec l’avantage de courir en terrain de connaissance et même si sur le papier l’équipe Lotto n’est pas favorite, Tchmil peut toujours se glisser dans une échappée. Enfin, si Museeuw venait à faire défection, les Mapei pourraient se reporter sur Franco Ballerini à moins que Bortolami, passé chez Festina, ne prenne une revanche qu’il attend depuis deux ans. (Reuters)
Course pour les hommes forts, Paris-Roubaix semble promise dimanche aux Mapei du Belge Johan Museeuw tant leur supériorité est flagrante dans les classiques de printemps. Vainqueur l’année du centenaire de l’épreuve en 1996, Museeuw, considéré comme le meilleur coureur des épreuves d’un jour, a confirmé qu’il avait encore soif de victoires en s’imposant dimanche dernier dans le Tour des Flandres. Rouleur infatigable, l’ancien champion du monde, que l’on disait à court de forme cette saison, a rappelé à tous ses rivaux qu’à 33 ans, il n’est pas encore prêt à céder la place. Tout au long des 263,5 kilomètres et des redoutables secteurs pavés menant vers le Vélodrome de Roubaix, le Belge pourra compter sur l’abnégation de ses équipiers italiens Franco Ballerini et Andrea Tafi. Car la reine des...