Le constructeur automobile allemand BMW a exclu mardi de faire une nouvelle offre pour la reprise des prestigieuses voitures britanniques Rolls-Royce et Bentley, mais sans s’avouer vaincu face à son rival et compatriote Volkswagen. «Nous ne modifierons en aucun cas notre offre», a indiqué le président du directoire du groupe, Bernd Pischetsrieder, sous les applaudissements nourris des actionnaires réunis en assemblée générale ordinaire à Munich (sud). Pour la marque automobile la plus noble du monde, on ne doit pas faire monter les enchères comme «pour un faux tapis persan fabriqué en Inde», a-t-il lancé. Cette décision ne constitue en rien un signe que Bayerische Motoren-Werke (BMW) se retire du jeu. M. Pischetsrieder a déclaré qu’il ne s’avouait «pas vaincu» dans la partie de poker pour la reprise de Rolls-Royce Motor Cars, que lui dispute âprement Volkswagen (VW). La maison-mère de Rolls-Royce Motor Cars, Vickers, avait annoncé jeudi dernier un accord ferme avec le numéro un de l’automobile en Europe — qui a fait une offre supérieure de 150 millions de dollars à celle de BMW —, entamant sérieusement les chances de BMW de décrocher les Rolls et Bentley. BMW a mis sur la table 340 millions de livres (568 millions de dollars) et VW 430 millions de livres (713 millions de dollars). M. Pischettrieder a insisté sur les deux atouts principaux de BMW. D’une part, le soutien du constructeur de moteur d’avion Rolls-Royce PLC, qui estime avoir un droit de regard sur la vente des voitures du même nom. Les deux sociétés sont séparées depuis 1971 mais c’est le motoriste aéronautique qui a conservé les droits sur le nom. BMW et Rolls-Royce. Le patron de BMW a d’autre part réaffirmé qu’«au cas où Rolls-Royce Motor Cars serait vendu à un concurrent, tous les contrats de livraisons seraient résiliés». BMW fournit, selon ses propres affirmations, 30% des équipements (notamment les moteurs) des nouveaux modèles du constructeur britannique, dont la Silver Seraph de Rolls. Il livre aussi d’autres composants-clés pour les modèles Rolls-Royce. La décision finale sur l’élu qui remportera les Rolls reviendra aux actionnaires de Vickers qui se réuniront en assemblée générale extraordinaire le 4 juin.
Le constructeur automobile allemand BMW a exclu mardi de faire une nouvelle offre pour la reprise des prestigieuses voitures britanniques Rolls-Royce et Bentley, mais sans s’avouer vaincu face à son rival et compatriote Volkswagen. «Nous ne modifierons en aucun cas notre offre», a indiqué le président du directoire du groupe, Bernd Pischetsrieder, sous les applaudissements nourris des actionnaires réunis en assemblée générale ordinaire à Munich (sud). Pour la marque automobile la plus noble du monde, on ne doit pas faire monter les enchères comme «pour un faux tapis persan fabriqué en Inde», a-t-il lancé. Cette décision ne constitue en rien un signe que Bayerische Motoren-Werke (BMW) se retire du jeu. M. Pischetsrieder a déclaré qu’il ne s’avouait «pas vaincu» dans la partie de poker pour la reprise de...
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