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Actualités - Chronologie

La Maison-Blanche examine déjà les sanctions à prendre

Les Etats-Unis ont commencé à examiner les sanctions qu’ils pourraient prendre contre l’Inde à la suite des trois essais nucléaires souterrains effectués lundi par ce pays, a annoncé la Maison-Blanche, rejetant ainsi un appel de New Delhi pour qu’il n’y ait pas de sanctions. «Des sanctions sont prévues (par la loi américaine) quand des Etats non-nucléaires violent les restrictions» sur les essais nucléaires, a expliqué le porte-parole du président Bill Clinton, Michael McCurry. «Il y a certaines sanctions unilatérales américaines qui peuvent être applicables et elles sont à l’étude en ce moment», a-t-il poursuivi, se refusant à préciser lesquelles. Il a en outre indiqué que M. Clinton avait demandé à l’ambassade des Etats-Unis à New Delhi de présenter une protestation officielle auprès du gouvernement indien. Le président «est profondément peiné» par l’annonce de ces trois essais nucléaires, a-t-il dit, et a ordonné «que notre mécontentement soit formellement notifié au gouvernement de New Delhi». L’Inde avait précédemment appelé Washington à ne pas prendre de sanctions, en affirmant que ces essais «avaient pour but la sécurité du peuple indien». Interrogé sur le sort du voyage que M. Clinton projette d’effectuer à l’automne en Inde, dans le cadre d’une tournée dans le sous-continent, M. McCurry a réitéré qu’il était trop tôt pour dire s’il était compromis par ces essais nucléaires. «Il est impossible de spéculer pour l’instant sur l’impact que cela pourrait avoir», a-t-il dit. Violation flagrante Dans le cadre de la loi américaine sur la non-prolifération nucléaire, les Etats-Unis doivent suspendre toute aide à un Etat procédant à un essai, sauf l’assistance humanitaire, et lui retirer également leur appui pour l’obtention de crédits du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. De plus, les banques américaines devraient se voir interdire l’octroi de prêts à l’Inde et le gouvernement américain ne pourra sans doute plus financer de crédits destinés à New Delhi. Une suspension de toute exportation de technologie en direction de l’Inde pourrait aussi être décidée. La loi sur la non-prolifération prévoit pour l’application des sanctions un sursis de 30 jours, qui doit être approuvé par le Congrès. M. McCurry a indiqué que Washington n’avait pas été informé à l’avance par le nouveau gouvernement indien de sa décision de procéder à ces essais mais a laissé entendre que cela ne constituait pas vraiment une surprise. Mais «même s’il était prévisible, compte tenu du programme électoral» du leader nationaliste hindou Atal Behari Vajpayee, devenu premier ministre le 15 mars, «qu’ils puissent prendre cette mesure, cela n’en constitue pas moins une violation flagrante du consensus international» sur l’interdiction de tous les essais nucléaires, a-t-il poursuivi. «Nous allons sans aucun doute discuter de ces sujets et d’autres avec le nouveau gouvernement indien», a-t-il conclu. Les Etats-Unis et les quatre autres pays qui ont officiellement admis posséder des armes nucléaires — Chine, France, Grande-Bretagne et Russie — ont signé en 1996 le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (CTBT). Sa ratification par le Sénat américain — indispensable à l’entrée en vigueur du CTBT — est l’un des principaux objectifs de politique étrangère de M. Clinton pour l’année en cours. (AFP)
Les Etats-Unis ont commencé à examiner les sanctions qu’ils pourraient prendre contre l’Inde à la suite des trois essais nucléaires souterrains effectués lundi par ce pays, a annoncé la Maison-Blanche, rejetant ainsi un appel de New Delhi pour qu’il n’y ait pas de sanctions. «Des sanctions sont prévues (par la loi américaine) quand des Etats non-nucléaires violent les restrictions» sur les essais nucléaires, a expliqué le porte-parole du président Bill Clinton, Michael McCurry. «Il y a certaines sanctions unilatérales américaines qui peuvent être applicables et elles sont à l’étude en ce moment», a-t-il poursuivi, se refusant à préciser lesquelles. Il a en outre indiqué que M. Clinton avait demandé à l’ambassade des Etats-Unis à New Delhi de présenter une protestation officielle auprès du...