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Actualités - Chronologie

Menace sur le CTBT

Les tests atomiques effectués par l’Inde ont mis en question le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (CTBT) de 1996 et pourraient engendrer des répercussions négatives dans le monde, selon des diplomates à Vienne, siège de l’Organisation du CTBT. L’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (CTBTO) à Vienne a affirmé que l’annonce par le premier ministre nationaliste hindou Atal Behari Vajpayee était un «développement triste». L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dont le siège est également à Vienne, a déclaré que l’Inde n’a du point de vue technique pas rompu d’accords internationaux car ce pays n’a ni signé le CTBT de 1996 ni le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Des sources diplomatiques indiquaient toutefois que les retombées politiques pourraient être importantes. «Cette démarche aura certainement des répercussions négatives sur la région, notamment le Pakistan, mais aussi sur la Chine qui dispose de missiles nucléaires», a indiqué un diplomate qui a requis l’anonymat. D’autre part, «les Etats-Unis qui souhaitaient se rapprocher de l’Inde seront également inquiétés par les essais indiens», a indiqué le même diplomate. Un porte-parole du CTBTO qui surveille le CTBT de 1996 a indiqué qu’il «a vu des informations sur une annonce faite par le premier ministre indien selon laquelle l’Inde a conduit trois essais nucléaires souterrains». «Un tel événement constituerait un développement triste pour la communauté internationale qui a exprimé de grands espoirs et de l’optimisme en adoptant le CTBT en septembre 1996», a-t-il ajouté. Un porte-parole de l’AIEA a de son côté indiqué que «l’Inde n’a pas violé d’accords internationaux», étant donné que ce pays n’a pas signé le CTBT. «Le problème pour le CTBT est que l’Inde figure parmi les 40 pays qui doivent signer le traité pour qu’il entre en vigueur», a indiqué un diplomate en ajoutant que cela devrait arriver dans les trois ans succédant à la création du traité en 1996. «Si ces pays ne signent pas, notamment le Pakistan ou quelques autres pays, le CTBT aura un problème», a souligné le diplomate. «Les signataires doivent alors se réunir et décider ce qu’il faut faire en l’absence de ces signatures supplémentaires», a-t-il dit. Au moment de la signature du CTBT le 24 septembre 1996 à la suite d’un accord de l’ONU, l’Inde et le Pakistan ont été les grands absents de cette signature. Le CTBT entrera en vigueur lorsque 44 pays, les puissances nucléaires inclues, auront ratifié le document. Jusqu’au mois dernier 149 pays ont signé le CTBT et 13 l’ont ratifié. Parmi les signataires se trouvent les cinq puissances qui ont officiellement admis de posséder des armes nucléaires, soit la Grande-Bretagne, la France, la Chine, la Russie et les Etats-Unis. (AFP)
Les tests atomiques effectués par l’Inde ont mis en question le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (CTBT) de 1996 et pourraient engendrer des répercussions négatives dans le monde, selon des diplomates à Vienne, siège de l’Organisation du CTBT. L’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (CTBTO) à Vienne a affirmé que l’annonce par le premier ministre nationaliste hindou Atal Behari Vajpayee était un «développement triste». L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dont le siège est également à Vienne, a déclaré que l’Inde n’a du point de vue technique pas rompu d’accords internationaux car ce pays n’a ni signé le CTBT de 1996 ni le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Des sources diplomatiques indiquaient toutefois que...