L'embargo s'applique aux deux parties, selon l'ONU
le 13 mai 1998 à 00h00
L’ONU a précisé que l’embargo sur les armes à destination de la Sierra Leone décrété en octobre dernier s’appliquait «aux deux parties», tant à la junte alors au pouvoir qu’au président renversé Ahmed Tejan Kabbah. Interrogé sur le fait de savoir si l’embargo était applicable aux deux parties, le président du Conseil de Sécurité, Njuguna Mahugu, a déclaré: «C’est mon interprétation, il couvrait les deux parties, oui». Un porte-parole de l’ONU, Juan Carlos Brandt, a également affirmé que les sanctions s’appliquaient «aux deux parties». Cette clarification intervient alors que le premier ministre britannique, Tony Blair, est monté lundi en première ligne dans le scandale du trafic d’armes vers la Sierra Leone qui touche de plein fouet son gouvernement, pour souligner que l’enjeu de cette affaire était avant tout «la restauration d’un régime démocratique». Le Conseil de Sécurité des Nations Unies avait adopté le 8 octobre un embargo sur le pétrole et sur les armes pour forcer la junte militaire à remettre le pouvoir au président élu Ahmed Tejan Kabbah. La junte, menée par le major Johnny-Paul Koroma, avait pris le pouvoir en mai 1997, et le président Kabbah avait fui en Guinée. M. Kabbah a retrouvé le pouvoir en mars dernier, après l’intervention des troupes nigérianes de l’ECOMOG, la force de paix ouest-africaine, qui ont chassé la junte. Le Conseil de Sécurité a levé le 16 mars l’embargo pétrolier contre la Sierra Leone, mais l’interdiction de ventes d’armes est toujours en vigueur. (AFP)
L’ONU a précisé que l’embargo sur les armes à destination de la Sierra Leone décrété en octobre dernier s’appliquait «aux deux parties», tant à la junte alors au pouvoir qu’au président renversé Ahmed Tejan Kabbah. Interrogé sur le fait de savoir si l’embargo était applicable aux deux parties, le président du Conseil de Sécurité, Njuguna Mahugu, a déclaré: «C’est mon interprétation, il couvrait les deux parties, oui». Un porte-parole de l’ONU, Juan Carlos Brandt, a également affirmé que les sanctions s’appliquaient «aux deux parties». Cette clarification intervient alors que le premier ministre britannique, Tony Blair, est monté lundi en première ligne dans le scandale du trafic d’armes vers la Sierra Leone qui touche de plein fouet son gouvernement, pour souligner que l’enjeu de cette...
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