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Actualités - Chronologie

Couvre-feu à Moroni, paralysée par les barricades

Moroni, la capitale comorienne, restait paralysée hier par les barricades après une première nuit passée sous un couvre-feu de fait instauré par les autorités. Le mouvement de protestation déclenché lundi a fait trois blessés légers parmi de jeunes protestataires qui se sont enfuis à l’arrivée des soldats, ont indiqué des témoins. Pendant la nuit, des soldats ont patrouillé dans les rues du centre-ville, tirant de nombreux coups de feu en l’air, à balles réelles. Lundi soir, la radio officielle a conseillé aux habitants de ne pas sortir de chez eux. «L’armée va prendre ses responsabilités pour veiller sur la sécurité des gens et des biens», a annoncé un commentateur. Mardi matin, la situation en ville était calme. De nombreuses barricades composées d’arbres coupés et de carcasses de voitures bloquaient toujours les principales artères et voies d’accès de la capitale, mais les jeunes manifestants étaient moins nombreux que la veille sur les barrages. Les commerces, transports et administrations du centre-ville restaient paralysés. Des contacts informels ont été établis entre le président Mohamed Taki Abdoulkarim et les responsables de l’opposition, réunis au sein du «Forum». L’Organisation de l’Unité africaine (OUA) a offert sa médiation à des négociations qui pourraient s’ouvrir dans la journée. Outre le mécontentement des fonctionnaires qui réclament le paiement d’arriérés de salaire, le mouvement catalyse de nombreux mécontentements, allant d’un rejet du président Taki au soutien à une radio privée d’opposition, Tropic FM, fermée la semaine dernière par les autorités. Les autorités comoriennes sont également confrontées à des mouvements séparatistes sur les îles d’Anjouan et de Mohéli. Elles ont toutes deux déclaré unilatéralement leur indépendance en août 1997. Lundi, sur les ondes de la radio nationale, le premier ministre comorien, Nourdine Bourhane, avait appelé les fonctionnaires à reprendre le travail, accusant «certains leaders de l’opposition» d’être responsables de la situation. «C’est le prolongement de la crise anjouanaise pour déstabiliser le pays», avait-il ajouté. (AFP)
Moroni, la capitale comorienne, restait paralysée hier par les barricades après une première nuit passée sous un couvre-feu de fait instauré par les autorités. Le mouvement de protestation déclenché lundi a fait trois blessés légers parmi de jeunes protestataires qui se sont enfuis à l’arrivée des soldats, ont indiqué des témoins. Pendant la nuit, des soldats ont patrouillé dans les rues du centre-ville, tirant de nombreux coups de feu en l’air, à balles réelles. Lundi soir, la radio officielle a conseillé aux habitants de ne pas sortir de chez eux. «L’armée va prendre ses responsabilités pour veiller sur la sécurité des gens et des biens», a annoncé un commentateur. Mardi matin, la situation en ville était calme. De nombreuses barricades composées d’arbres coupés et de carcasses de voitures bloquaient...