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Actualités - Chronologie

Les bienheureuses espagnoles

Le pape Jean-Paul II a aussi béatifié, dimanche au Vatican, onze religieuses espagnoles, dont dix tuées par les anarchistes et communistes durant la guerre d’Espagne. Au premier rang des hôtes de marque venus pour la cérémonie, se trouvait la reine Fabiola de Belgique, parente de la carmélite espagnole Maria Maravillas de Jésus Pidal y Chico de Guzman. La béatification a été célébrée place Saint-Pierre par vingt mille pèlerins espagnols venus pour cette journée de fête. La religieuse, originaire de Madrid, où elle est née en 1891 et morte en 1974, était la fille de don Luis Pidal y Mon, marquis de Pidal, ambassadeur d’Espagne près le Saint-Siège, à l’époque, et de Cristina Chico de Guzman y Munoz. Les souverains de Belgique l’avaient connue personnellement. Nommé président du Conseil d’Etat, le marquis de Pidal avait réussi à empêcher en 1910 la rupture des rapports diplomatiques entre son pays et le Saint-Siège. Le roi Baudoin, le souverain de Belgique disparu en 1993 et la reine Fabiola de Mora y Aragon étaient connus pour leur dévotion religieuse. Lors de leurs séjours à Marbella en Espagne, ils se rendaient souvent pour se reposer dans le couvent de San Calixton à Hornachuelos, fondé par la nouvelle bienheureuse au cœur de la Sierra Morena près de Cordoue, a indiqué le père Siméone de la Sainte-Famille, initiateur du procès en béatification. C’est une nièce de la reine, carmélite dans le couvent du Cerro de Los Angeles, le premier fondé par la sœur Maria Maravillas, qui avait fait connaître aux souverains ce haut lieu de spiritualité. Dimanche, au cours de la même cérémonie, Jean-Paul II a béatifié en la proclamant martyre, une autre carmélite espagnole, Maria Sagrario de San Luis Gonzaga, originaire de Tolède, tuée en 1936 à l’âge de 55 ans, à Madrid, pendant la guerre civile. Les pharmaciens espagnols ont demandé au pape que la religieuse, qui était pharmacienne, soit proclamée patronne de la corporation. Le pape a béatifié aussi la religieuse espagnole Maria Gabrielle Hinojosa et six de ses consœurs de l’ordre de la Visitation, ainsi que Rita Dolores Pujalte Sanchez et Francisca del Sagrado Corazon de Jésus, tuées en 1936 pendant la guerre civile. Le pape a saisi cette occasion pour lancer un appel au groupe séparatiste basque armé ETA afin qu’il renonce à la violence armée. Evoquant les 10 religieuses, martyres de la guerre civile espagnole, Jean-Paul II a souhaité que leur exemple soutienne «le ferme objectif de la société espagnole de vivre libre et en paix» et «modifie le cœur de ceux qui continuent à utiliser la terreur et la violence pour imposer leurs idées».
Le pape Jean-Paul II a aussi béatifié, dimanche au Vatican, onze religieuses espagnoles, dont dix tuées par les anarchistes et communistes durant la guerre d’Espagne. Au premier rang des hôtes de marque venus pour la cérémonie, se trouvait la reine Fabiola de Belgique, parente de la carmélite espagnole Maria Maravillas de Jésus Pidal y Chico de Guzman. La béatification a été célébrée place Saint-Pierre par vingt mille pèlerins espagnols venus pour cette journée de fête. La religieuse, originaire de Madrid, où elle est née en 1891 et morte en 1974, était la fille de don Luis Pidal y Mon, marquis de Pidal, ambassadeur d’Espagne près le Saint-Siège, à l’époque, et de Cristina Chico de Guzman y Munoz. Les souverains de Belgique l’avaient connue personnellement. Nommé président du Conseil d’Etat, le...