Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Pyongyang pourrait revenir sur sa décision de geler son programme nucléaire

La Corée du Nord a indiqué vendredi qu’elle pourrait revenir sur sa décision de geler son programme nucléaire, à moins que les Etats-Unis ne respectent leur engagement pris en 1994, annonce l’agence de presse nord-coréenne KCNA. Les Etats-Unis «n’ont pas pris de décisions concrètes pour honorer l’accord conclu avec la République démocratique populaire de Corée», a déclaré un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par KCNA. «Par conséquent, l’autorité compétente estime que la République démocratique populaire de Corée ne doit plus compter sur les vaines promesses de la partie américaine mais rouvrir et perfectionner les installations nucléaires actuellement en sommeil pour poursuivre (notre) politique dans ce domaine», ajoute KCNA. Un consortium, le KEDO, fondé par les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon, doit construire deux réacteurs à eau légère de 1.000 mégawatts en Corée du Nord en échange du gel par ce pays de son programme de production d’armement nucléaire présumé, grâce à un réacteur au graphite produisant du plutonium, dont l’activité est interrompue. Le chantier, inauguré en août dernier, devrait coûter près de cinq milliards de dollars. La menace nord-coréenne résulte, indique-t-on de source américaine, de l’absence d’un accord précis sur le partage des coûts et de retards dans la fourniture de pétrole brut comme combustible de substitution à l’énergie nucléaire. Les Etats-Unis avaient promis de fournir à la Corée du Nord 500.000 tonnes de pétrole par an jusqu’à la mise en service des réacteurs eau légère qui produisent beaucoup moins de plutonium. Insistant sur la promptitude avec laquelle la République populaire avait rempli sa part d’engagements définie par les accords de 1994, le communiqué de la Corée du Nord précise qu’elle avait notamment «pris en charge le stockage des barres de combustible irradié dans les conditions de sécurité idoines». La secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright, qui était à Séoul la semaine dernière, aurait déclaré que Washington contribuerait au financement des réacteurs à eau légère si la Corée du Sud voulait bien partager le coût de la fourniture à Pyongyang du pétrole brut destiné à servir d’énergie de substitution pendant la construction des réacteurs. Les Etats-Unis avaient, à l’origine, accepté de financer uniquement l’énergie de substitution et non de partager le coût des réacteurs à eau légère. L’administration américaine tente de persuader le Congrès de voter les fonds nécessaires à l’achat du pétrole brut et souhaiterait la participation d’autres pays à son financement. (AFP)
La Corée du Nord a indiqué vendredi qu’elle pourrait revenir sur sa décision de geler son programme nucléaire, à moins que les Etats-Unis ne respectent leur engagement pris en 1994, annonce l’agence de presse nord-coréenne KCNA. Les Etats-Unis «n’ont pas pris de décisions concrètes pour honorer l’accord conclu avec la République démocratique populaire de Corée», a déclaré un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par KCNA. «Par conséquent, l’autorité compétente estime que la République démocratique populaire de Corée ne doit plus compter sur les vaines promesses de la partie américaine mais rouvrir et perfectionner les installations nucléaires actuellement en sommeil pour poursuivre (notre) politique dans ce domaine», ajoute KCNA. Un consortium, le KEDO, fondé par les...