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Actualités - Chronologie

L'UNSCOM donne son premier certificat de bonne conduite à l'Irak

La Commission spéciale sur le désarmement de l’Irak (UNSCOM) a accordé à Bagdad un certificat de bonne conduite qui permet pour la première fois de lever symboliquement des sanctions contre l’Irak. Le chef de l’UNSCOM, Richard Butler, a déclaré que l’Irak accordait «pour le moment» un accès «sans restriction et inconditionnel» à tous les sites, y compris présidentiels, ce qui permettait de lever les restrictions de voyage imposées en novembre dernier aux dirigeants irakiens. Ces sanctions n’ont toutefois jamais été appliquées. Un diplomate européen a ainsi qualifié la décision du chef de l’UNSCOM de «geste tactique». L’ambassadeur américain à l’ONU, Bill Richardson, a tenu à minimiser la portée de la décision de M. Butler. «Je ne pense pas que cela ait beaucoup de signification», a-t-il dit à la presse avant une réunion à huis clos du Conseil. Le gouvernement français s’est en revanche «réjoui» de la levée des sanctions. Pour le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères, Yves Doutriaux, cela «manifestera une étape supplémentaire dans le rétablissement de la coopération entre l’Irak et l’ONU». Toutefois, les dirigeants irakiens attendent surtout que le Conseil de Sécurité déclare que l’Irak ne possède plus d’armes nucléaires, ce qui serait un premier pas vers la levée de l’embargo imposé depuis huit ans à Bagdad. Cet embargo, maintenu le 27 avril par le Conseil, ne pourra être levé que lorsque l’ONU certifiera que l’Irak ne possède plus d’armes de destruction massive. Un projet de compromis américano-russe sur le dossier nucléaire était toujours en discussion à l’ONU, mais les diplomates relevaient qu’il ne serait sans doute réglé qu’à l’occasion de la visite à Moscou du conseiller de la Maison-Blanche pour les affaires de sécurité, Sandy Berger. Il n’était pas certain que les quinze membres du Conseil discutent de la levée des sanctions qui ont un caractère automatique après la lettre de M. Butlter. Les documents Dans sa lettre de deux pages, le diplomate australien indique «avoir étudié les faits dans chaque cas» et précise que son rapport «couvre la période depuis la signature du mémorandum d’accord signé le 23 février par le secrétaire général de l’ONU et le gouvernement irakien». Bagdad avait accepté dans cet accord d’ouvrir pour la première fois huit sites présidentiels aux inspections de l’ONU. Il affirme que l’Irak «a accordé un accès sans restriction et inconditionnel à tous les sites», qu’ils soient dits sensibles ou présidentiels, ainsi qu’à différents équipements. En revanche, le diplomate australien souligne que Bagdad «n’a pas encore accordé un accès aux documents qui ont été demandés précédemment par la Commission». «Dans ces circonstances, je considère que les conditions du paragraphe 6 de la résolution 1137 sont pour le moment suffisamment remplies pour permettre de mettre un terme aux dispositions des paragraphes 4 et 5 de la résolution», écrit M. Butler en conclusion de sa lettre. Le paragraphe 6 de la résolution 1137 indique que les sanctions «seront levées un jour après que le président exécutif de la Commission spéciale aura fait savoir au Conseil que l’Irak permet aux équipes d’inspection de la Commission spéciale d’accéder immédiatement, inconditionnellement et sans restriction, à la totalité des zones, installations, équipements, dossiers et moyens de transport qu’elles souhaitent inspecter». (AFP)
La Commission spéciale sur le désarmement de l’Irak (UNSCOM) a accordé à Bagdad un certificat de bonne conduite qui permet pour la première fois de lever symboliquement des sanctions contre l’Irak. Le chef de l’UNSCOM, Richard Butler, a déclaré que l’Irak accordait «pour le moment» un accès «sans restriction et inconditionnel» à tous les sites, y compris présidentiels, ce qui permettait de lever les restrictions de voyage imposées en novembre dernier aux dirigeants irakiens. Ces sanctions n’ont toutefois jamais été appliquées. Un diplomate européen a ainsi qualifié la décision du chef de l’UNSCOM de «geste tactique». L’ambassadeur américain à l’ONU, Bill Richardson, a tenu à minimiser la portée de la décision de M. Butler. «Je ne pense pas que cela ait beaucoup de signification», a-t-il dit...