Hun Sen dénonce le boycott des députés de l'opposition
le 05 mai 1998 à 00h00
Le co-premier ministre cambodgien Hun Sen a dénoncé hier les députés d’opposition qui attendent pour siéger à l’Assemblée nationale que le gouvernement accepte des négociations sur les modalités des élections législatives du 26 juillet. Sur les 120 sièges de l’Assemblée, 76 députés étaient présents hier matin et il en manquait huit pour réunir le quorum fixé à 84. L’Assemblée doit encore adopter des textes en préparation des élections, mais certains membres de l’opposition disent qu’ils resteront absents jusqu’à ce que le gouvernement accepte de discuter du processus électoral. «Veulent-ils tenir les élections ou les retarder?, a fulminé Hun Sen lundi devant des journalistes. Un membre de l’opposition, absent de la séance de lundi, explique qu’il en a assez de voir l’Assemblée être traitée en chambre d’enregistrement du gouvernement. «Je ne veux pas utiliser le mot boycottage. Nous sommes las des manipulations», a dit Son Chhay, membre du parti de l’ancien ministre des Finances, Sam Rainsy. Il a expliqué que l’opposition voulait discuter de la composition de la Commission électorale nationale, à dominante pro-gouvernementale, ainsi que du Conseil constitutionnel. L’opposition veut aussi discuter des lieux de dépouillement du scrutin. Il est prévu qu’il se fasse dans les villages, mais l’opposition estime que cela rendra les électeurs vulnérables aux pressions. Le co-premier ministre Norodom Ranariddh, déposé par Hun Sen, et les autres responsables de l’opposition, dont Sam Rainsy, ont dit la semaine dernière qu’ils se donnaient jusqu’au 18 mai pour déterminer si les conditions sont réunies en vue d’élections libres et démocratiques ou s’ils décident de les boycotter. Ranariddh avait remporté les élections de 1993 mais il a accepté de partager le pouvoir avec Hun Sen qui contestait les résultats. Le climat s’est cependant dégradé entre les deux hommes et Hun Sen a déposé le prince alors que celui-ci se trouvait à l’étranger, tandis que des combats éclataient entre leurs forces. Le prince a été autorisé à participer au scrutin dans le cadre d’un accord de paix conclu sous l’égide du Japon. Il doit regagner le Cambodge lundi en provenance de Thaïlande pour commencer à préparer les élections, ont dit ses collaborateurs. (Reuters)
Le co-premier ministre cambodgien Hun Sen a dénoncé hier les députés d’opposition qui attendent pour siéger à l’Assemblée nationale que le gouvernement accepte des négociations sur les modalités des élections législatives du 26 juillet. Sur les 120 sièges de l’Assemblée, 76 députés étaient présents hier matin et il en manquait huit pour réunir le quorum fixé à 84. L’Assemblée doit encore adopter des textes en préparation des élections, mais certains membres de l’opposition disent qu’ils resteront absents jusqu’à ce que le gouvernement accepte de discuter du processus électoral. «Veulent-ils tenir les élections ou les retarder?, a fulminé Hun Sen lundi devant des journalistes. Un membre de l’opposition, absent de la séance de lundi, explique qu’il en a assez de voir l’Assemblée être...
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