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Actualités - Analyse

Le dossier sud prochainement au menu régional

«Quels que soient les résultats de la rencontre de Londres, le programme des festivités diplomatiques devra s’articuler dans la prochaine phase autour des propositions israéliennes concernant la 425». Le cadre local qui faisait hier à midi ce pronostic relève que, «si la réunion Netanyahu-Arafat sous l’égide d’Albright devait déboucher sur un fiasco, il faudrait de toute urgence trouver autre chose pour ne pas laisser le processus pourrir ou mourir. Et si elle réussit, complètement ou partiellement, il faudrait aller de l’avant en abordant d’autres volets que le palestinien. Dans tous les cas, donc, le Sud est appelé à tenir bientôt la vedette sur le plan diplomatique, étant donné que le dossier est déjà activé, alors que l’affaire du Golan est encore au frigo. Et a, de plus, toutes les chances de n’être débloquée qu’à partir des tractations relatives à notre Sud auxquelles la Syrie doit, directement ou indirectement, participer. Il y a quand même une différence entre le succès et l’échec de la rencontre de Londres. Dans le premier cas, ce serait Netanyahu qui voudrait reprendre les négociations du Maryland avec les Syriens et les Libanais. Car il penserait qu’ayant déjà fait des concessions aux Américains, il n’en aurait plus tellement à faire du côté du Sud ou du Golan. Dans le deuxième cas, ce serait Washington qui lui forcerait la main pour ranimer un processus qu’il aurait encore une fois gravement compromis». Prié de dire ce que ferait le gouvernement israélien si son offre de retrait conditionnel du Sud continuait à être rejetée, cet officiel répond qu’on «ne peut rien prédire avec certitude. Il est possible que Netanyahu décide de maintenir indéfiniment l’occupation si, grâce à des ripostes très dures, ses troupes et son opinion peuvent supporter les coups de la résistance active. Il peut aussi choisir de se rabattre sur la proposition Sharon d’un retrait dit unilatéral, sans préparation, laissant l’anarchie et les milices locales rivales combler le vide. Quitte à bombarder massivement le Sud et la Békaa-Ouest à partir de la Galilée, pour défendre le cas échéant Lahd et ses hommes. Et d’ailleurs, les Israéliens provoqueraient délibérément des heurts multiples pour tenter de mettre en opposition l’armée libanaise et le Hezbollah. Sans compter l’activation d’agents qui seraient chargés, par exemple, de tirer des roquettes sur la Galilée pour justifier des ripostes ou même une opération de grande envergure pouvant être dirigée contre les troupes syriennes présentes au Liban». Trois éléments De son côté, une source diplomatique affirme qu’on ne doit «pas oublier que l’affaire du Sud ne se résume pas au retrait israélien conditionnel ou non . Elle comprend en effet trois autres problèmes importants: — Le devenir de l’Armée du Liban-Sud, milice auxiliaire d’Israël. Il faudra effectuer un tri entre les engagés volontaires et ceux qu’on a embrigadés sous la contrainte. Ces derniers peuvent être récupérés et éventuellement intégrés dans les forces régulières libanaises. Les autres devraient quitter le pays. Mais il est évident qu’on ne peut pas forcer leurs familles à les suivre et qu’ensuite il faudrait les protéger contre des actes de vindicte, ce qui ne serait sans doute pas facile. De plus, il faudra veiller à maintenir les équilibres socio-démo-politico-confessionnels. Autrement dit il ne faudra pas que les chrétiens de Marjeyoun ou de Jezzine (déjà largement dépeuplés) risquent d’être poussés à l’exode, comme en 1983 dans la montagne, et cela aussi ne sera pas facile. Certes, les députés du Hezbollah proposent eux-mêmes une amnistie; mais on sait qu’en pratique ce n’est pas au niveau du pouvoir judiciaire que se situent les règlements de comptes. — Le devenir du Hezbollah constitue également un grand point d’interrogation. Est-ce qu’après le retrait, il va remettre ses armes et se contenter de jouer un rôle purement politique? Ne va-t-il pas vouloir libérer Jérusalem, comme l’a ordonné Khomeyni? Même si ses dirigeants officiels optaient pour le légalisme, ce parti, formé de plusieurs cellules très distinctes, ne produirait-il pas des groupuscules extrémistes décidés à poursuivre la lutte armée? — Une même question peut se poser au sujet des Palestiniens qu’on a laissé garder leurs armes dans leurs camps du Sud si autonomes qu’on n’a pas pu y pénétrer même pour arrêter Abou Mahjane…».
«Quels que soient les résultats de la rencontre de Londres, le programme des festivités diplomatiques devra s’articuler dans la prochaine phase autour des propositions israéliennes concernant la 425». Le cadre local qui faisait hier à midi ce pronostic relève que, «si la réunion Netanyahu-Arafat sous l’égide d’Albright devait déboucher sur un fiasco, il faudrait de toute urgence trouver autre chose pour ne pas laisser le processus pourrir ou mourir. Et si elle réussit, complètement ou partiellement, il faudrait aller de l’avant en abordant d’autres volets que le palestinien. Dans tous les cas, donc, le Sud est appelé à tenir bientôt la vedette sur le plan diplomatique, étant donné que le dossier est déjà activé, alors que l’affaire du Golan est encore au frigo. Et a, de plus, toutes les chances de...