Pollution en Andalousie : l'épineux problème du nettoyage des eaux
le 04 mai 1998 à 00h00
Le ramassage et le stockage des boues toxiques accaparaient samedi l’attention des autorités et des scientifiques, une semaine après le déversement de cinq millions de mètres cubes d’eau acide dans une rivière près du parc de Donana (Andalousie). L’organisme de coordination créé par le gouvernement a décidé que ces boues seront entreposées dans une mine désaffectée. Mais l’opération de ramassage, qui a commencé dimanche et devrait durer au moins jusqu’en octobre, s’annonce chère et compliquée. Le nettoyage de la rivière Guadiamar, dans laquelle s’est déversée l’eau contaminée, et de ses alentours doit être mené contre-la-montre afin d’éviter que les eaux ne s’inflitrent dans le sous-sol. «Une morgue aquatique» Selon le ministre de l’Agriculture, Loyola de Palacio, quelque 3.600 hectares ont été touchés par le déversement d’eau acide le 25 avril, après la rupture d’un réservoir de décantation de métaux lourds sur un site industriel au nord du parc. L’épuration du Guadiamar, réduit à l’état de «morgue aquatique», a commencé cette semaine avec le repêchage de plus de 12 tonnes de poissons morts, principalement des carpes, des barbeaux, des anguilles et des chabots, ainsi que quantité de grenouilles et de crabes rouges. Après cette tâche macabre, l’organisme de coordination a finalement accepté la proposition de l’entreprise suédoise Boliden, propriétaire du réservoir qui a provoqué la catastrophe, d’entreposer les boues toxiques dans une galerie désaffectée de la mine de pyrite d’Aznalcollar, où se trouvait le réservoir accidenté. Boliden a proposé de financer les travaux sans attendre le verdict des tribunaux. Le retrait de ces boues a commencé dimanche. Il s’agit d’une «opération compliquée», qui nécessitera la mise en place d’une importante infrastructure et se prolongera vraisemblablement jusqu’au mois d’octobre, a indiqué le ministre de l’Industrie du gouvernement régional d’Andalousie, Guillermo Gutierrez. Selon les estimations de la presse, 5.333 camions de 25 tonnes chacun seraient nécessaires chaque jour pour retirer en six mois les vingt millions de tonnes de boue toxique qui menacent le site de Donana, l’un des parcs naturels les mieux préservés d’Espagne. Les entreprises de traitement de résidus estiment que la restauration des alentours de Donan pourrait demander «10 à 15 ans» et coûter «des milliards et des milliards de pesetas» (150 pesetas = 1 dollar). (AFP)
Le ramassage et le stockage des boues toxiques accaparaient samedi l’attention des autorités et des scientifiques, une semaine après le déversement de cinq millions de mètres cubes d’eau acide dans une rivière près du parc de Donana (Andalousie). L’organisme de coordination créé par le gouvernement a décidé que ces boues seront entreposées dans une mine désaffectée. Mais l’opération de ramassage, qui a commencé dimanche et devrait durer au moins jusqu’en octobre, s’annonce chère et compliquée. Le nettoyage de la rivière Guadiamar, dans laquelle s’est déversée l’eau contaminée, et de ses alentours doit être mené contre-la-montre afin d’éviter que les eaux ne s’inflitrent dans le sous-sol. «Une morgue aquatique» Selon le ministre de l’Agriculture, Loyola de Palacio, quelque 3.600 hectares...
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