Des milliers de personnes ont défilé vendredi dans les villes de France à l’occasion des traditionnelles manifestations du 1er mai, marquées cette année, comme en 1997, par une unité syndicale relative. A Paris, 40.000 manifestants selon les organisateurs, 16.000 selon la police, ont marché derrière une banderole «pour les 35 heures, l’emploi et la solidarité», à l’appel des syndicats CGT, CFDT, UNSA et FSU (gauche), mais sans Force Ouvrière (FO, indépendant) qui avait organisé un peu partout ses propres meetings. A Marseille, 15.000 personnes selon les organisateurs, 7.000 selon la police, ont défilé, conduites par une forte délégation de chômeurs, derrière une banderole réclamant «la conquête et la reconquête des avancées sociales». Six semaines après les élections régionales qui ont vu l’extrême-droite confirmer sa progression et au moment où le Front national réunissait plusieurs milliers de personnes à Paris pour son traditionnel défilé du 1er mai, de nombreuses villes ont vu une mobilisation notable d’associations de lutte contre le racisme ou de soutien aux sans-papiers. Les organisations de défense des immigrés ont souvent été présentes, tout comme des délégations féministes, de retraités et de communautés kurdes. Le secrétaire général de la CGT (à direction communiste) Louis Viannet a qualifié ce 1er mai de «symbolique parce que c’est l’anniversaire de mai 1968, qui était une grande lutte sociale, mais également parce qu’on sent une montée de la mobilisation» actuellement en France. A Paris comme en province, FO avait fait bande à part pour réaffirmer «l’indépendance» du syndicalisme et refuser «l’hypocrisie» des défilés unitaires. Au cours du défilé parisien de FO, qui a réuni 1.300 militants selon la police et 3.000 selon les organisateurs, le dirigeant du syndicat, Marc Blondel, a estimé que «cette journée est faite pour rappeler la notion revendicative du 1er mai» et pas «pour soutenir l’action du gouvernement». La centrale chrétienne CFTC est pour sa part descendue pour la première fois dans la rue, place du Trocadéro. Son président, Alain Deleu, en a profité pour dénoncer «la culture du salarié jetable». (AFP)
Des milliers de personnes ont défilé vendredi dans les villes de France à l’occasion des traditionnelles manifestations du 1er mai, marquées cette année, comme en 1997, par une unité syndicale relative. A Paris, 40.000 manifestants selon les organisateurs, 16.000 selon la police, ont marché derrière une banderole «pour les 35 heures, l’emploi et la solidarité», à l’appel des syndicats CGT, CFDT, UNSA et FSU (gauche), mais sans Force Ouvrière (FO, indépendant) qui avait organisé un peu partout ses propres meetings. A Marseille, 15.000 personnes selon les organisateurs, 7.000 selon la police, ont défilé, conduites par une forte délégation de chômeurs, derrière une banderole réclamant «la conquête et la reconquête des avancées sociales». Six semaines après les élections régionales qui ont vu...
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