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Actualités - Chronologie

Mordehaï et Sharon tentés par la défection de Begin

Le chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu, est apparu mardi un peu plus affaibli encore à la tête d’un Likoud fragilisé, deux influents ministres, Yitzhak Mordehaï et Ariel Sharon, laissant entendre qu’ils n’excluaient pas de tourner casaque. La commission parlementaire de la Constitution et des lois a fixé au 17 mai la date des élections anticipées, portant sur le renouvellement de la Knesset et du Premier ministre. Les principales formations politiques sont acquises à cette date, et le projet n’aura a priori aucun mal à être entériné lundi prochain par les députés en séance plénière de la Knesset. Si aucun des deux candidats arrivés en tête pour le poste de Premier ministre n’obtient de majorité, un second tour aura lieu le 1er juin. Le Likoud, dont une partie des composantes s’oppose à la politique de Netanyahu envers les Palestiniens, apparaît jour après jour plus fragilisé, voire menacé de morcellement. Lundi, Benny Begin claquait la porte du Likoud et annonçait sa candidature à la tête du gouvernement, en agitant le drapeau du Grand Israël et en se prévalant de la certitude biblique que la Cisjordanie est partie intégrante de l’État hébreu. Mardi, le ministre de la Défense, Yitzhak Mordehaï, qui devance Netanyahu dans les sondages et passe pour le ministre le plus populaire, a joint sa voix à celles qui critiquent la politique palestinienne du Premier ministre et a dit réfléchir quant à son avenir politique. «Je réfléchis. Pour l’instant, je suis au Likoud. Si mes réflexions me mènent à une conclusion différente, je le ferai savoir à l’opinion», a-t-il dit à la radio de l’armée. Le ministre de la Défense dit avoir rencontré des leaders de l’ensemble de la classe politique israélienne, mais toute future décision, tient-il à préciser, prendra en compte ses responsabilités de ministre de la Défense. Yitzhak Mordehaï reproche à Benjamin Netanyahu d’avoir suspendu l’accord de Wye Plantation (sur la poursuite du retrait militaire de Cisjordanie) et juge capital qu’Israéliens et Palestiniens maintiennent des contacts durant la période électorale qui s’annonce. «J’estime que nous aurions pu agir différemment, de telle sorte que les Palestiniens remplissent les engagements qu’ils ont contractés dans le cadre de l’accord», ajoute-t-il, tout en estimant que la perspective d’élections rend toute avancée «difficile, mais pas impossible». Mordehaï, supputent certains observateurs politiques, pourrait bien rompre avec le Likoud pour se rapprocher, au sein d’un nouveau parti centriste, d’Amnon Lipkin-Shahak, autre ancien chef d’état-major et nouveau venu sur la scène politique. Le ministre de la Défense dit d’ailleurs avoir envoyé un bouquet de fleurs à Lipkin-Shahak afin de le féliciter d’avoir officiellement mis un terme à sa carrière militaire pour entrer dans l’arène politique. Dans le même temps, Ariel Sharon, ministre des Affaires étrangères qui, dimanche encore, affirmait ne pas convoiter le poste de Netanyahu et appelait le Likoud à resserrer les rangs, dit ne plus exclure d’être candidat à la tête du gouvernement, dans des «circonstances spéciales» sur lesquelles il n’a pas épilogué. Autre coup de théâtre sur la scène politique israélienne, l’ancien ministre des Affaires étrangères David Lévy, qui a fait scission d’avec le Likoud, a laissé entendre qu’il pourrait coopérer avec le chef du Parti travailliste, Ehud Barak, dans le but affiché de chasser du pouvoir l’actuel Premier ministre. Face à ces frondes ou départs, Netanyahu affiche sa détermination. Il s’est rendu mardi au Mur des lamentations et a profité de l’occasion pour réaffirmer qu’il ne ferait aucune concession sur Jérusalem. Son dernier lot de consolation remonte à dimanche, quand Ehud Olmert, le maire de Jérusalem, avait annoncé qu’il ne briguerait pas la direction du Likoud, dont les «primaires» auront lieu le 25 janvier.
Le chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu, est apparu mardi un peu plus affaibli encore à la tête d’un Likoud fragilisé, deux influents ministres, Yitzhak Mordehaï et Ariel Sharon, laissant entendre qu’ils n’excluaient pas de tourner casaque. La commission parlementaire de la Constitution et des lois a fixé au 17 mai la date des élections anticipées, portant sur le renouvellement de la Knesset et du Premier ministre. Les principales formations politiques sont acquises à cette date, et le projet n’aura a priori aucun mal à être entériné lundi prochain par les députés en séance plénière de la Knesset. Si aucun des deux candidats arrivés en tête pour le poste de Premier ministre n’obtient de majorité, un second tour aura lieu le 1er juin. Le Likoud, dont une partie des composantes s’oppose à la...