Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Il était une fois le châle (photo)

Les belles du siècle dernier, pour séduire les dandys brillantinés, jouaient du châle. Cet accessoire d’autrefois était une pièce maîtresse dans le trousseau comme à l’attirail de séduction de toute femme du monde. Il y en avait de somptueux, de précieux, d’exotiques. Le plus riche et le plus convoité était le châle cachemire. Le terme désignait la provenance et augmentait ainsi la valeur des autres pièces indiennes qui, elles, n’étaient pas tissées en duvet de chèvres cachemire comme celles de la célèbre région. Succès oblige, les villes d’Europe se mirent à imiter l’exemple, les dessins et les modèles. Edimbourg, Norwich, Paisley, Paris et Lyon se sont attelés à la fabrication de châles indiens. Mais l’imitation servile et fidèle n’a pas duré longtemps. L’inspiration indienne s’est vite estompée pour céder la place à l’imagination et au goût européen, tout en s’inspirant d’un Orient proche des milles et une nuits que de l’imagerie indienne. Depuis le début du mois d’octobre, une exposition au Musée Galliera est consacrée à ces châles. Magnifiquement agencée, elle permet de suivre cette évolution. Des dizaines de pièces rares démontrent comment l’inspiration évolue et «s’occidentalise» pour devenir cet accessoire précieux que les fiancés offraient à leur élue avec les fleurs et la bague de fiancailles. À présent le châle, après une longue, très longue éclipse, fait de nouveau surface dans certaines collections haute couture. Lecoanet-Hemant, dans sa création incorpore souvent cette pièce de réminiscence, rêve de luxe et d’exotisme. Ce fut largement le cas à son dernier défilé.
Les belles du siècle dernier, pour séduire les dandys brillantinés, jouaient du châle. Cet accessoire d’autrefois était une pièce maîtresse dans le trousseau comme à l’attirail de séduction de toute femme du monde. Il y en avait de somptueux, de précieux, d’exotiques. Le plus riche et le plus convoité était le châle cachemire. Le terme désignait la provenance et augmentait ainsi la valeur des autres pièces indiennes qui, elles, n’étaient pas tissées en duvet de chèvres cachemire comme celles de la célèbre région. Succès oblige, les villes d’Europe se mirent à imiter l’exemple, les dessins et les modèles. Edimbourg, Norwich, Paisley, Paris et Lyon se sont attelés à la fabrication de châles indiens. Mais l’imitation servile et fidèle n’a pas duré longtemps. L’inspiration indienne s’est vite...