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Actualités - Chronologie

Des afghans parmi les ravisseurs

Le Jihad islamique yéménite, la formation intégriste impliquée dans l’enlèvement de 16 touristes occidentaux qui s’est achevé dans le sang mardi, recrute surtout parmi les vétérans afghans, selon des diplomates et des sources locales. Ses liens avec le milliardaire intégriste Oussama ben Laden, qui vit en Afghanistan sous la protection de la milice des taliban, n’ont jamais été établis. M. Ben Laden, qui est déchu de sa nationalité séoudienne, est crédité d’une large influence sur les Afghans, les Arabes ayant combattu aux côtés de l’Afghanistan contre les troupes soviétiques dans les années 80. Accusé par les États-Unis d’avoir commandité les attentats anti-américains d’août en Afrique (226 morts), il a appelé la semaine dernière les musulmans à tuer les Américains et les Britanniques pour se venger des récentes frappes américano-britanniques contre l’Irak. «Les peuples britannique et américain ont largement fait état de leur appui aux décisions de leurs chefs d’agresser l’Irak, ce qui fait de chacun de leurs ressortissants, de même que les juifs en Palestine occupée, des guerriers que tout musulman doit combattre et tuer», avait déclaré M. ben Laden vendredi. Des attentats au début des années 90 en Jordanie, notamment contre des bars et des cinémas, avaient été perpétrés par un groupe formé notamment de Yéménites, ont rappelé des diplomates. Leurs auteurs, des vétérans d’Afghanistan, avaient affirmé dans leurs aveux que leur groupe était financé par Oussama ben Laden, mais que le cerveau du réseau était le fondamentaliste yéménite cheikh Abdel Majid al-Zandani. Connu pour ses positions islamistes extrémistes, cheikh Zandani avait joué un rôle important dans l’envoi de Yéménites en Afghanistan. Le Jihad islamique, qui a fait sa première apparition au Yémen au début des années 90, ne compte actuellement que quelque 200 membres, selon des sources locales. Le groupe est sourtout connu pour avoir installé des camps d’entraînement dans les montagnes d’Abyane. L’identité de son chef n’est pas connue. Fin septembre, le président Saleh avait assuré que Oussama ben Laden n’avait jamais vécu au Yémen. «Ben Laden n’a aucun lien avec le Yémen et n’a aucun investissement dans notre pays, et les allégations de certains médias visent uniquement à impliquer le Yémen dans cette affaire», avait-il assuré. Des médias étrangers avaient affirmé que M. ben Laden avait séjourné au Yémen après son expulsion du Soudan en 1996.
Le Jihad islamique yéménite, la formation intégriste impliquée dans l’enlèvement de 16 touristes occidentaux qui s’est achevé dans le sang mardi, recrute surtout parmi les vétérans afghans, selon des diplomates et des sources locales. Ses liens avec le milliardaire intégriste Oussama ben Laden, qui vit en Afghanistan sous la protection de la milice des taliban, n’ont jamais été établis. M. Ben Laden, qui est déchu de sa nationalité séoudienne, est crédité d’une large influence sur les Afghans, les Arabes ayant combattu aux côtés de l’Afghanistan contre les troupes soviétiques dans les années 80. Accusé par les États-Unis d’avoir commandité les attentats anti-américains d’août en Afrique (226 morts), il a appelé la semaine dernière les musulmans à tuer les Américains et les Britanniques pour se...