Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportage

La Yasa : pour combattre l'insouciance

Créée en 1994 à la suite du décès d’un ami des fondateurs, la Yasa (Youth Association for Social Awareness) ou association pour la prévention routière s’est jurée depuis de dénoncer et de prévenir tout ce qui a trait aux accidents de route, pour sensibiliser les Libanais, toutes catégories confondues, aux dangers engendrés par l’insouciance et le laxisme dont font preuve aussi bien les conducteurs que certaines institutions ou services publics. Reconnue comme ONG et s’étant imposée depuis quelques années comme interlocuteur majeur pour tout ce qui concerne la sécurité routière, la Yasa travaille d’arrache-pied pour transmettre son message. Posters, tracts, brochures, devises, conseils, conférences, campagnes publicitaires; tout est bon pour alerter les gens et les conscientiser sur ce problème majeur, et rappeler aux uns et aux autres leurs responsabilités respectives. Cible : les citoyens libanais de 7 à 77 ans. Ainsi, en plus des conférences organisées par des jeunes bénévoles dans les universités et au sein de la société civile, où l’accent est mis sur les causes des accidents et les moyens de les éviter, deux autres catégories de la population intéressent plus particulièrement la Yasa, à savoir les écoliers et les éléments de l’armée et de la sécurité intérieure, lesquels sont parfois à l’origine d’accidents fâcheux. Des posters édifiants distribués dans les casernes illustrent les différentes situations auxquelles peuvent faire face les conducteurs de camions ou de jeeps de l’armée, des FSI et de la Défense civile, ainsi que les moyens de prévenir les collisions ou heurts de tous genres. De même, s’agissant des enfants qui, eux, bénéficient d’une attention particulière, la communication s’effectuant dans un esprit ludique. Sur une initiative originale du Beirut Cosmopolitan Rotary Club, qui a servi de principal sponsor, et de la Yasa, le projet intitulé Traffic Safety Educational Garden, les enfants de 5 à 15 ans sont familiarisés avec la conduite des voitures (auto-tamponneuses). L’objectif principal est de sensibiliser les petits à certaines règles fondamentales, à savoir le port de la ceinture de sécurité, du casque et, bien entendu, l’apprentissage dès le plus jeune âge de la signalisation. Cela pourrait peut-être surprendre les plus grands qui ignorent, en majorité, la signification de ces indications qui constituent le B-A BA de la «culture routière» si l’on peut dire. Les écoles intéressées par ce programme peuvent prendre contact avec la Yasa (05-452587 ou email : yasa-srf@xnet.com.lb) afin de faire bénéficier les enfants de ce programme, dont l’utilité à déjà été prouvée dans plusieurs pays européens. Quant aux chiffres et statistiques mis à la disposition du public, l’association pour la prévention routière a mis sur pied, il y a quelque temps une branche spécialisée, intitulée SRF (Scientific Research Foundation) reconnue officiellement, tout comme la Yasa d’ailleurs, par le département des affaires politiques et administratives du ministère de l’Intérieur. La Yasa reconnaît d’ailleurs à ce propos la contribution majeure apportée par le comité d’urgence pour la circulation automobile et par son président, le brigadier Ajaka, qui a fait preuve à plus d’une reprise d’un dévouement exemplaire, alors que les moyens du bord dont dispose le comité sont bien insuffisants. «Mais la bonne volonté y est», nous explique le président de la Yasa, qui affirme avoir constamment reçu le support inconditionnel du comité d’urgence, dont un soutien logistique à toutes les conférences et campagnes de sensibilisation. À noter qu’un congrès national pour la prévention contre les accidents de route s’est tenu en octobre dernier. Organisé par la Yasa, l’événement a regroupé 600 participants, et plus de 130 ONG y étaient représentées. Une véritable mobilisation nationale dont l’objectif était, outre la campagne de sensibilisation, de faire de la prévention routière «l’affaire de tous». D’ailleurs, Ziad Akl et Chantale Obeid, vice-présidente du centre de recherche et de statistiques (SRF), lancent un appel qui va dans le même sens, en préconisant la création d’un Conseil national au sein duquel toute la société civile et les institutions publiques, dont les ministères concernés et surtout les municipalités, seraient représentés et qui s’activerait à remédier à ce fléau. Un conseil qui commence, semble-t-il à prendre forme, tant il est vrai que la question des accidents de la route suscite une révolte généralisée. Peut-être parviendrons-nous alors à mieux nous conduire au volant.
Créée en 1994 à la suite du décès d’un ami des fondateurs, la Yasa (Youth Association for Social Awareness) ou association pour la prévention routière s’est jurée depuis de dénoncer et de prévenir tout ce qui a trait aux accidents de route, pour sensibiliser les Libanais, toutes catégories confondues, aux dangers engendrés par l’insouciance et le laxisme dont font preuve aussi bien les conducteurs que certaines institutions ou services publics. Reconnue comme ONG et s’étant imposée depuis quelques années comme interlocuteur majeur pour tout ce qui concerne la sécurité routière, la Yasa travaille d’arrache-pied pour transmettre son message. Posters, tracts, brochures, devises, conseils, conférences, campagnes publicitaires; tout est bon pour alerter les gens et les conscientiser sur ce problème majeur, et...