Maîtres du Cambodge de 1975 à janvier 1979, les Khmers rouges mènent depuis près de 20 ans une guérilla contre le régime de Phnom Penh. Décimés par de multiples désertions, et notamment par la reddition d’environ un millier de maquisards début décembre, ils disposeraient aujourd’hui de quelques poignées de combattants dirigés par Ta Mok dans l’extrême nord du pays. Pour les Khmers rouges, la débâcle a commencé en juillet 1996 à Pailin lorsque Ieng Sary, numéro trois de la guérilla, s’est rallié au gouvernement de Phnom Penh en échange d’une amnistie pour lui et ses proches. Surnommés «Khmers rouges» par le prince Norodom Sihanouk, les communistes cambodgiens prennent le maquis dès 1963. Ils entament la lutte armée en 1968 dans le nord du pays et à partir de 1970, rejoignent le Front Uni National du Kampuchea (FUNK) de Sihanouk renversé par un putsch. Après leur entrée à Phnom Penh, le 15 avril 1975, ils déportent la population à la campagne, scénario qui se répétera dans toutes les villes du pays. Le travail forcé, la faim et la maladie vont décimer le quart de la population. Ils deviendront le fer de lance de la guérilla anti-vietnamienne après l’invasion vietnamienne du Cambodge en 1979, avec l’aide de la Chine, des États-Unis et de la Thaïlande. Depuis l’arrêt du soutien financier de la Chine après les accords de Paris en 1991, les Khmers rouges subsistaient grâce à l’exploitation des mines de pierres précieuses à Païlin et des ressources de bois précieux de la zone qu’ils contrôlaient.
Maîtres du Cambodge de 1975 à janvier 1979, les Khmers rouges mènent depuis près de 20 ans une guérilla contre le régime de Phnom Penh. Décimés par de multiples désertions, et notamment par la reddition d’environ un millier de maquisards début décembre, ils disposeraient aujourd’hui de quelques poignées de combattants dirigés par Ta Mok dans l’extrême nord du pays. Pour les Khmers rouges, la débâcle a commencé en juillet 1996 à Pailin lorsque Ieng Sary, numéro trois de la guérilla, s’est rallié au gouvernement de Phnom Penh en échange d’une amnistie pour lui et ses proches. Surnommés «Khmers rouges» par le prince Norodom Sihanouk, les communistes cambodgiens prennent le maquis dès 1963. Ils entament la lutte armée en 1968 dans le nord du pays et à partir de 1970, rejoignent le Front Uni National du...
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