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Actualités - Biographies

Le financier du terrorisme islamiste

Le milliardaire Oussama ben Laden est considéré par Washington comme le financier du terrorisme islamiste. Déchu de sa nationalité séoudienne, longtemps exilé au Soudan puis en Afghanistan, où il se trouverait toujours, Oussama ben Laden déclare régulièrement la guerre sainte (Jihad) contre les États-Unis, et son nom refait surface à chacun des attentats anti-américains depuis des années. Oussama ben Laden et l’un de ses adjoints, identifié comme étant Mohammed Atef dit aussi Abou Ahafs, tous deux recherchés, ont été inculpés en novembre dernier pour les attentats du 7 août 1998 contre les ambassades des États-Unis à Nairobi et Dar-es-Salaam, qui ont fait 224 morts et des milliers de blessés, et pour conspiration visant à assassiner des Américains hors des États-Unis. Le 20 août, les États-Unis ont attaqué un camp d’entraînement de ben Laden en Afghanistan, en représailles aux attentats, mais l’islamiste l’avait quitté peu avant. Barbu, les yeux étroits et les pommettes saillantes, cet homme frêle de 41 ans est un héros de la résistance musulmane à l’occupation soviétique de l’Afghanistan dans les années 80. Une internationale islamiste ? Selon un porte-parole du mouvement islamique al-Mouhajiroun, dont le siège est à Londres, Oussama ben Laden a présidé une réunion de plusieurs factions islamistes en juin dernier à Peshawar (Pakistan), où elles ont décidé de «frapper les intérêts américains partout dans le monde», pour contraindre les États-Unis à retirer leurs troupes d’Arabie séoudite et lever l’embargo contre l’Irak. Né à Ryad en 1957 dans une famille fortunée d’entrepreneurs, ben Laden fait ses études à Djeddah, en Arabie séoudite. Il se lie dès 1973 à des groupes islamistes et accroît sa fortune en gérant l’entreprise familiale de construction. Il se précipite en Afghanistan après l’invasion soviétique de 1979 et équipe, arme et finance le voyage des volontaires des pays arabes – «des milliers», dira-t-il. Il regagne l’Arabie en 1992, mais son passeport séoudien lui est retiré par Ryad qui l’accuse de soutenir des groupes islamistes en Égypte et en Algérie. Dès que l’interdiction est levée, il s’installe au Soudan. Mais les services de renseignements américains le soupçonnent de financer des camps d’entraînement terroriste. L’Arabie séoudite lui retire sa nationalité en 1994, Le Caire, Alger et le Yémen l’accusant de continuer à financer les extrémistes chez eux. En 1996, c’est le Soudan qui lui demande de partir, sous la pression des Nations unies. La rumeur le dit au Yémen, puis clandestin en Arabie séoudite, mais il refait surface en Afghanistan, d’où il lance des fatwa (décrets religieux) contre les Américains – et militaires – en avril 1996, en février 97 et février 98. Il est de facto considéré comme l’un des plus dangereux terroristes de la planète et serait impliqué, selon Washington, dans une série d’attentats, dont l’explosion au World Trade Center de New York (6 tués et un millier de blessés en février 1993), l’attentat contre un centre d’entraînement de la Garde nationale séoudienne à Ryad (7 morts le 13 novembre 1995), et celui qui a tué 19 militaires américains à Dhahran en Arabie séoudite le 25 juin 1996. Ben Laden a des résidences à Kandahar, dans le sud de l’Afghanistan, et aurait des liens étroits avec les plus hauts dirigeants de la milice des taliban au pouvoir à Kaboul.
Le milliardaire Oussama ben Laden est considéré par Washington comme le financier du terrorisme islamiste. Déchu de sa nationalité séoudienne, longtemps exilé au Soudan puis en Afghanistan, où il se trouverait toujours, Oussama ben Laden déclare régulièrement la guerre sainte (Jihad) contre les États-Unis, et son nom refait surface à chacun des attentats anti-américains depuis des années. Oussama ben Laden et l’un de ses adjoints, identifié comme étant Mohammed Atef dit aussi Abou Ahafs, tous deux recherchés, ont été inculpés en novembre dernier pour les attentats du 7 août 1998 contre les ambassades des États-Unis à Nairobi et Dar-es-Salaam, qui ont fait 224 morts et des milliers de blessés, et pour conspiration visant à assassiner des Américains hors des États-Unis. Le 20 août, les États-Unis ont attaqué...