Pour recycler un papier ancien ou tout simplement fabriquer du papier, une technique en trois temps s’impose : la fabrication de la pâte à papier, l’étape humide et l’étape sèche de la fabrication du papier. La fabrication de la pâte à papier se fait à partir de la fibre de cellulose, substance contenue dans les végétaux et certains produits de récupération. Le bois est la ressource la plus utilisée (65 % des matières premières) puis viennent les vieux papiers (34 %), le coton et les pailles (1 %). La dernière étape dans la fabrication consiste à ajouter des produits qui amélioreront les caractéristiques du papier comme les colles (qui équilibrent l’absorption de l’encre), les colorants… Au cours de la phase humide, la pâte, fortement diluée (99 % d’eau), est étalée sous forme de lame liquide sur toute la longueur d’une machine appelée «table de fabrication». Elle tombe sur une toile mécanique, tissée en fils de bronze ou le plus souvent en matière synthétique. Cette toile se déplace à grande vitesse et est soutenue sur toute sa longueur par des rouleaux. L’élimination de l’eau s’opère au début par simple gravité puis par succion à l’aide de caisses et cylindres aspirants. La feuille de papier contient de 75 à 80 % d’eau à sa sortie de la table. Ce pourcentage est réduit à 55-65 % dans la section des presses. La feuille de papier, supportée par un épais feutre de laine et/ou de textile synthétique, est alors comprimée entre de puissants cylindres qui en ex-traient l’eau. Au cours de la phase sèche, la feuille de papier pénètre dans la «sécherie», qui est une succession de gros tambours d’acier chauffés intérieurement à la vapeur à une température de 45 à 130°. La feuille pressée sur la surface polie des tambours par une toile de séchage ne contient plus que 5 à 10 % d’humidité à sa sortie de la «sécherie». En cours de séchage, un appareil appelé «presse encolleuse» ajoute à la surface du papier une suspension d’amidon contenant, éventuellement, des matières minérales et des pigments. Ce traitement améliore la résistance superficielle du papier et peut lui conférer des propriétés particulières. À sa sortie de la «sécherie», la feuille de papier, d’aspect rugueux, subit un traitement mécanique destiné à améliorer son état de surface. Elle passe alors dans la «lisse», ensemble de rouleaux d’acier poli pressés les uns contre les autres. La feuille est ensuite enroulée en bobines. Les bobines (de 3 tonnes et demie chacune) pourront être découpées et emballées ou bien revendues en bobines de largeur variable.
Pour recycler un papier ancien ou tout simplement fabriquer du papier, une technique en trois temps s’impose : la fabrication de la pâte à papier, l’étape humide et l’étape sèche de la fabrication du papier. La fabrication de la pâte à papier se fait à partir de la fibre de cellulose, substance contenue dans les végétaux et certains produits de récupération. Le bois est la ressource la plus utilisée (65 % des matières premières) puis viennent les vieux papiers (34 %), le coton et les pailles (1 %). La dernière étape dans la fabrication consiste à ajouter des produits qui amélioreront les caractéristiques du papier comme les colles (qui équilibrent l’absorption de l’encre), les colorants… Au cours de la phase humide, la pâte, fortement diluée (99 % d’eau), est étalée sous forme de lame liquide sur...
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