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Cheveux en fuite Une coiffure sur commande

Le long et même l’extra-long reviennent. Les Américains ont déjà donner le ton avec des chevelures longues et bouclées, à l’intention desquelles ils inventent de nouvelles permanentes. La mode ne tardera pas à gagner cette partie du monde. Il est donc urgent de savoir ce que la science moderne met au service de celles qui n’ont pas sur leur tête une abondance capillaire leur permettant d’être à la page. Les milieux branchés parlent déjà de permanente sur élastiques (pour boucles irrégulières et désordonnées, style chevelure sauvage) et de permanente sur nattes (boucles souples et crans naturels). Que proposent les spécialistes à celles qui ne possèdent pas assez de matière première à natter ou à poser sous élastiques? Les microgreffes capillaires La technique des microtransplantations permet, par des microgreffes capillaires, «d’enrichir» une chevelure clairsemée sans souffrance inutile et sans devoir interrompre ses occupations. Au lendemain d’une séance, quelques points rouges à la racine des cheveux, lieu des implants, et une imperceptible enflure du visage due à l’anesthésie locale, trahissent (pour un œil très scrutateur) le travail du dermatologue effectué la veille. Trois semaines plus tard, rien ne se voit et six mois après, une chevelure fournie et une implantation parfaitement naturelle recouvrent les steppes désertiques d’hier. Les microtransplants (minuscules bandes de deux à quatre cheveux) s’implantent entre deux rangées de cheveux naturels. Les bandes sont prélevées à des endroits où les cheveux poussent toujours: au-dessus de la nuque. La cicatrice est invisible, car la peau du crâne a la faculté de se rétracter et, de toute manière, les cheveux voisins cachent le lieu des prélèvements. Les greffons coupés dans la nuque sont à leur tour découpés par bandes de trois ou quatre cheveux, enracinés et implantés derrière les cheveux existants. Les cheveux implantés tombent avec la croûte, en trois semaines, puis repoussent normalement. En six mois, le résultat est quasi-miraculeux. Les nouvelles molécules Les laboratoires Merch Sharp and Dohme, premier groupe pharmaceutique mondial, vont commercialiser en 1999 une nouvelle molécule, la Finastéride, capable d’inhiber l’enzyme qui raccourcit le cycle pilaire. Ce médicament, qui sera pris sous forme de comprimés, donne les premiers résultats sur la chute en trois mois et favorise la repousse en 6 mois.
Le long et même l’extra-long reviennent. Les Américains ont déjà donner le ton avec des chevelures longues et bouclées, à l’intention desquelles ils inventent de nouvelles permanentes. La mode ne tardera pas à gagner cette partie du monde. Il est donc urgent de savoir ce que la science moderne met au service de celles qui n’ont pas sur leur tête une abondance capillaire leur permettant d’être à la page. Les milieux branchés parlent déjà de permanente sur élastiques (pour boucles irrégulières et désordonnées, style chevelure sauvage) et de permanente sur nattes (boucles souples et crans naturels). Que proposent les spécialistes à celles qui ne possèdent pas assez de matière première à natter ou à poser sous élastiques? Les microgreffes capillaires La technique des microtransplantations permet, par des...