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Actualités - Chronologie

La passion chocolat des Barrage

Karima Barrage a pris la succession de son père Kamal, l’un des premiers chocolatiers du Liban. Toute son enfance a baigné dans les délicieux effluves de l’or brun ponctués au rythme des savoureux ballotins que son père ne manquait pas de rapporter avec lui chaque soir à la maison. Pour la petite histoire, Karima et sa sœur ont développé dans leur enfance un commerce juteux en écoulant le surplus de chocolat à l’école parmi leurs camarades de classe. Punies pendant dix jours, les deux sœurs n’ont pas récidivé. En 1986, lorsqu’après Genève, la guerre les mène à Londres, elles ouvrent un atelier et un magasin de chocolat baptisé Nougatini, comme à Beyrouth. Kamal Barrage confie à sa fille la production. Elle se jette corps et âme dans le travail en profitant des cinquante années d’expérience de son père. Comme s’il prévoyait sa disparition prochaine, celui-ci communiqua à sa fille tout son savoir-faire. «C’était une aventure formidable, avoue Karima, l’expérience que j’ai gagnée m’a servi de ferment pour les années à venir. J’ai une passion pour ce métier et je l’ai développée en voyageant partout en Europe pour suivre l’évolution de l’industrie du chocolat». Lorsqu’après une décision familiale, Karima rentre au Liban en 1992, une étude du marché la déçoit et la choque. «Dans les magasins que je visitais, le chocolat était entreposé dans des tiroirs comme des pistaches. J’ai décidé de rouvrir le magasin». Le résultat est si concluant qu’après une brève période, un expert belge en chocolat venu étudier l’état de la production au Liban, considère Nougatini parmi les premiers chocolatiers au Liban. Le respect des normes internationales y est pour beaucoup. En effet, Nougatini importe du chocolat de couverture de première qualité selon des critères qu’ils définissent eux-mêmes. Karima, en vraie passionnée du chocolat, supervise tout en mettant la main à la pâte. Ainsi, les mélanges, les fourrages, tout est fait maison sous son œil averti. «Je refuse qu’une pièce sorte de l’atelier si elle ne correspond pas à ma conception de qualité et de goût. Après toutes ces années, je peux même deviner à l’odeur du mélange si le chocolat est réussi».
Karima Barrage a pris la succession de son père Kamal, l’un des premiers chocolatiers du Liban. Toute son enfance a baigné dans les délicieux effluves de l’or brun ponctués au rythme des savoureux ballotins que son père ne manquait pas de rapporter avec lui chaque soir à la maison. Pour la petite histoire, Karima et sa sœur ont développé dans leur enfance un commerce juteux en écoulant le surplus de chocolat à l’école parmi leurs camarades de classe. Punies pendant dix jours, les deux sœurs n’ont pas récidivé. En 1986, lorsqu’après Genève, la guerre les mène à Londres, elles ouvrent un atelier et un magasin de chocolat baptisé Nougatini, comme à Beyrouth. Kamal Barrage confie à sa fille la production. Elle se jette corps et âme dans le travail en profitant des cinquante années d’expérience de son...