Les violents bombardements menés par les États-Unis et la Grande-Bretagne durant quatre nuits ont fait peu de dégâts apparents, du moins dans les quartiers où la presse a été autorisée à se rendre. Près de 500 missiles ont visé l’Irak durant les trois premières nuits de l’opération «Renard du désert», d’après les responsables militaires américains, alors que l’Irak a fait état d’un total de 446 missiles sur quatre nuits. Les missiles ont pris pour cible «des sites civils, des bâtiments du gouvernement, des écoles, des hôpitaux, des usines, des raffineries et des zones présidentielles», selon un communiqué de l’armée irakienne. Plusieurs de ces missiles ont explosé dans la capitale mais lundi, une journée à peine après la dernière attaque, il y avait peu de signes de dégâts dans les zones où les journalistes ont été emmenés en visite guidée ou autorisés à se rendre en compagnie d’un guide officiel. Les sites bombardés que les journalistes ont pu visiter sont pour la plupart civils, dont des entrepôts de riz et de coton, des hôpitaux et le siège du ministère du Travail et des Affaires sociales. Les décombres ont été rapidement déblayés, les travaux de réparation étant entamés dans les heures qui suivent la destruction. Dans le cas du ministère du Travail, les ouvriers étaient à l’œuvre deux heures après l’attaque. Dans le quartier de Karrada, sur la rive est du Tigre, un chantier était en place pour effacer l’énorme cratère creusé par un missile dans la chaussée, et colmater une fuite d’eau qui inonde la rue. Le quartier a été touché dès la première vague de raids, dans la nuit de mercredi à jeudi. Une maison a été rasée par le missile qui a tué quatre personnes et blessé plusieurs autres. «Nous avons besoin de quelques jours encore pour réparer tout cela», indique un ingénieur sur le site, ajoutant que les travaux avaient commencé peu de temps après l’attaque. D’après des diplomates, les missiles qui ont frappé les sites civils ont été détournés de leur trajectoire par les tirs de la DCA. Bagdad avait annoncé dimanche avoir intercepté 121 missiles au total. La rapidité avec laquelle les travaux de réparation sont effectués fait qu’il est très difficile de faire la différence entre les dégâts des bombardements et ceux dus au manque d’entretien.
Les violents bombardements menés par les États-Unis et la Grande-Bretagne durant quatre nuits ont fait peu de dégâts apparents, du moins dans les quartiers où la presse a été autorisée à se rendre. Près de 500 missiles ont visé l’Irak durant les trois premières nuits de l’opération «Renard du désert», d’après les responsables militaires américains, alors que l’Irak a fait état d’un total de 446 missiles sur quatre nuits. Les missiles ont pris pour cible «des sites civils, des bâtiments du gouvernement, des écoles, des hôpitaux, des usines, des raffineries et des zones présidentielles», selon un communiqué de l’armée irakienne. Plusieurs de ces missiles ont explosé dans la capitale mais lundi, une journée à peine après la dernière attaque, il y avait peu de signes de dégâts dans les zones où...
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