Plusieurs centaines de manifestants ont dénoncé à Berlin, Bonn, Munich et Erfurt les bombardements contre l’Irak, tandis que les appels à une solution politique s’élevaient de plus en plus nombreux. À Berlin, quelque 350 personnes se sont retrouvées sur l’Alexanderplatz, au cœur de la ville, pour protester contre les frappes américano-britanniques. Les manifestants ont condamné par haut-parleurs et banderoles interposés l’«agression américaine dans le Golfe», selon la police qui n’a fait part d’aucun incident. Quelque 70 manifestants, notamment des Irakiens, se sont ensuite rendus devant la représentation américaine de la capitale. À Munich, 200 personnes environ, dont un certain nombre d’Irakiens, ont traversé le centre-ville jusqu’au consulat général américain. «USA, criminels de guerre», «Assez de terreur des bombes» ou «Arrêtez le massacre américain dans le Golfe», pouvait-on lire sur leurs banderoles. À Erfurt, une centaine de personnes ont répondu à l’appel «Initiative contre la guerre» soutenu notamment par les jeunes de la confédération syndicale DGB, tandis qu’à Bonn une quarantaine de pacifistes entamaient devant l’ambassade américaine une veille contre les bombardements. Le ministre de la Défense Rudolf Scharping a souhaité que la crise connaisse une issue politique rapide. «Nous espérons que l’Irak enverra très vite des signes positifs pour qu’une solution politique au problème puisse être trouvée», a-t-il déclaré au quotidien Die Welt. «Le gouvernement allemand est en accord total avec ses partenaires européens», a-t-il ajouté, tout en affirmant le «soutien» de Bonn aux États-Unis. Pressé de s’exprimer sur le fait que le chancelier Gerhard Schroeder n’a pas été informé des frappes par le président américain Bill Clinton mais par le Premier ministre britannique Tony Blair, M. Scharping a assuré que «les informations habituelles ont été données par les canaux habituels». «Ainsi cela ne créait aucune attente que les partenaires de l’Alliance aient à soutenir d’une façon quelconque» l’opération, a jugé le ministre. De leur côté, les écologistes de Rhénanie-Palatinat ont appelé le gouvernement social-démocrate (SPD)-Vert à agir sur ses partenaires au sein de l’Alliance pour mettre un terme à l’action militaire. Les Verts avaient déjà appelé jeudi à stopper les frappes «au plus vite». Le vice-président du groupe parlementaire SPD, Gernot Erler, a pour sa part exigé un «retour aussi rapide que possible à la politique» dans la gestion de la crise, au cours d’une interview à la radio Westdeutscher Rundfunk. L’ancien chef de la diplomatie allemande Klaus Kinkel a lui aussi jugé qu’après l’action militaire la diplomatie devait prendre le dessus, sur la radio Saarlaendischer Rundfunk. Son successeur aux Affaires étrangères, Joschka Fischer, avait déjà réclamé vendredi l’arrêt rapide des bombardements contre l’Irak, tout en affirmant à la fois «la solidarité (de Bonn) avec les Nations unies» et avec Washington et Londres. «Il est très important que les opérations militaires cessent maintenant», avait-il déclaré.
Plusieurs centaines de manifestants ont dénoncé à Berlin, Bonn, Munich et Erfurt les bombardements contre l’Irak, tandis que les appels à une solution politique s’élevaient de plus en plus nombreux. À Berlin, quelque 350 personnes se sont retrouvées sur l’Alexanderplatz, au cœur de la ville, pour protester contre les frappes américano-britanniques. Les manifestants ont condamné par haut-parleurs et banderoles interposés l’«agression américaine dans le Golfe», selon la police qui n’a fait part d’aucun incident. Quelque 70 manifestants, notamment des Irakiens, se sont ensuite rendus devant la représentation américaine de la capitale. À Munich, 200 personnes environ, dont un certain nombre d’Irakiens, ont traversé le centre-ville jusqu’au consulat général américain. «USA, criminels de guerre», «Assez...
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