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Actualités - Chronologie

Un diplomate peu diplomatique

L’Australien Richard Butler, 56 ans, est un diplomate chevronné mais réputé intransigeant. Celui dont la Russie demande la tête s’est acquitté de sa mission en Irak avec un manque de tact notoire. Le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan notamment lui a reproché des propos «parfois peu diplomatiques» envers Bagdad. Succédant au Suédois Rolf Ekeus, Butler a pris la tête de l’Unscom le 1er juillet 1997. Traité de «menteur» et de «chien enragé» par la presse irakienne, les mauvaises relations de M. Butler avec Bagdad alimentent les critiques à l’Onu, où il est peu populaire. Hautain pour les uns, rugueux pour les autres, le chef de l’Unscom est considéré comme un homme de principe, peu enclin au compromis, contrairement à son prédécesseur, et soupçonné de n’avoir jamais essayé de comprendre les Irakiens. Ses collaborateurs ajoutent qu’il «jure comme un charretier». Affectueusement surnommé «le prince noir» au ministère des Affaires étrangères australien, M. Butler a derrière lui une longue carrière qui l’a mené à des postes-clés comme Londres, Paris, Bonn, Genève, Singapour ou encore Vienne. Au tournant des années 80 et 90, il jouera un rôle-clé dans les accords de paix au Cambodge. Politiquement, Richard Butler appartient en Australie au camp travailliste. Au début de la décennie 70, il fut le secrétaire personnel du Premier ministre, Gough Whitlam. Il était marié à l’époque à une sénateur travailliste en vue, Sue Ryan. Opposant passionné aux armes de destruction massive, M. Butler a contribué à l’élaboration du Traité d’interdiction des essais nucléaires (CTBT). Né pendant la Seconde Guerre mondiale, diplômé d’économie, Richard Butler a été marqué par son passage à l’école publique de Bondi Beach à Sydney, où il côtoie des enfants de familles ayant quitté une Europe meurtrie par la guerre. C’est là que le petit Butler a appris les bases de la diplomatie, raconte son vieux père. «Richard a décidé à ce moment-là qu’il voulait être un faiseur de paix», se souvient Harold Butler, 81 ans. «Il avait un désir sincère de paix et de bonne volonté».
L’Australien Richard Butler, 56 ans, est un diplomate chevronné mais réputé intransigeant. Celui dont la Russie demande la tête s’est acquitté de sa mission en Irak avec un manque de tact notoire. Le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan notamment lui a reproché des propos «parfois peu diplomatiques» envers Bagdad. Succédant au Suédois Rolf Ekeus, Butler a pris la tête de l’Unscom le 1er juillet 1997. Traité de «menteur» et de «chien enragé» par la presse irakienne, les mauvaises relations de M. Butler avec Bagdad alimentent les critiques à l’Onu, où il est peu populaire. Hautain pour les uns, rugueux pour les autres, le chef de l’Unscom est considéré comme un homme de principe, peu enclin au compromis, contrairement à son prédécesseur, et soupçonné de n’avoir jamais essayé de comprendre les...