En ce qui concerne la sécheresse et ses conséquences possibles sur les cultures, les constats des agriculteurs témoignent d’une situation acceptable pour le moment, mais dangereuse à long terme. Selon M. Abdel-Qader Haddara, agriculteur au Akkar, «il n’y a pas de problèmes pour l’instant». M. Haddara a de nombreuses cultures, dont des pommes de terre. «La production est bonne et nous avons commencé à planter», dit-il. Contrairement aux affirmations du ministère, M. Haddara souligne que les pommes de terre commencent à être plantées partout au Akkar et que les pertes ne seraient pas considérables. «Le seul véritable danger est que les fleuves, dont nous utilisons l’eau pour l’irrigation, n’en viennent à être affectés par le manque de pluie », souligne M. Haddara. Il ajoute : «Notre grand problème, aussi, provient des prix bas et du manque d’aides accordées par le gouvernement». Pour sa part, M. Abdo Skaff, agriculteur de la Békaa (cultures de pommes de terre, betteraves et blé) estime que la situation pourrait être mauvaise pour certains produits. Mais le plus grave est l’assèchement des puits ces dernières années. «Il est vrai que la sécheresse y est pour chose, mais les carrières de Ammik et Kab Élias sont responsables du changement observé dans les puits et les nappes phréatiques», dit- il. Il explique que les explosifs utilisés dans le travail des carrières dévient le cours de l’eau. Résultat : quand on creuse un puits, on risque de voir l’eau prendre un cours complètement différent de celui qu’on avait initialement prévu ! Selon M. Skaff, la région la plus touchée par le manque d’eau est la Békaa Nord. Si la sécheresse continue, ni les pommes de terre ni les autres produits ne pourront être plantés. Il a, lui même, rencontré de grosses difficultés avec ses betteraves. «La production va baisser parce qu’en général, on compte sur l’eau de pluie en octobre et en novembre après avoir coupé l’eau d’irrigation fin septembre, dit-il. Nous avons été obligés d’irriguer cette année, ce qui n’affecte pas la qualité mais la quantité». Enfin, M. Osmat Karbage, propriétaire d’arbres fruitiers à Barouk (Caza du Chouf), explique que «la sécheresse n’a pas nui directement aux arbres qui ne sont pas irrigués à partir de fin octobre. Mais la sécheresse produit un effet sur la qualité du sol et donc sur l’avenir de l’arbre. De plus, nous dépendons beaucoup de l’irrigation et, si la sécheresse dure, nous aurons des problèmes d’eau en été. Sans compter les maladies qui pourront se multiplier parce que le froid ne sera pas assez intense pour tuer les parasites. Nous estimerons les conséquences au printemps.» M. Karbage soulève également l’éventualité d’un hiver prolongé si la saison commence tard. «Des récoltes entières peuvent être décimées dans ce cas», affirme-t-il.
En ce qui concerne la sécheresse et ses conséquences possibles sur les cultures, les constats des agriculteurs témoignent d’une situation acceptable pour le moment, mais dangereuse à long terme. Selon M. Abdel-Qader Haddara, agriculteur au Akkar, «il n’y a pas de problèmes pour l’instant». M. Haddara a de nombreuses cultures, dont des pommes de terre. «La production est bonne et nous avons commencé à planter», dit-il. Contrairement aux affirmations du ministère, M. Haddara souligne que les pommes de terre commencent à être plantées partout au Akkar et que les pertes ne seraient pas considérables. «Le seul véritable danger est que les fleuves, dont nous utilisons l’eau pour l’irrigation, n’en viennent à être affectés par le manque de pluie », souligne M. Haddara. Il ajoute : «Notre grand problème,...
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