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Actualités - Chronologie

Silence et prudence dans les milieux d'affaires

Les industriels et les hommes d’affaires américains sont bien plus préoccupés par les retombées de la crise asiatique et l’évolution prochaine des taux d’intérêt aux États-Unis que par la procédure de destitution du président Bill Clinton. Les milieux d’affaires sont restés prudents, voire silencieux, sur le sort du président américain. Le groupement des industries manufacturières, généralement disert sur les sujets d’actualité, ne prendra pas position sur la question, selon un porte-parole. La position de la Chambre de commerce américaine est pratiquement identique. «Je suis bien plus préoccupé par la crise asiatique, son évolution et son impact sur le secteur manufacturier aux États-Unis», a indiqué Peter Jaquette, directeur chez Weyerhaeuser, une société de produits du bois dans l’État de Washington. Les patrons interrogés ont convenu que la procédure de destitution n’était pas leur préoccupation majeure. Toutefois, certains analystes ont souligné que les industriels pourraient manifester quelques inquiétudes si Al Gore devait remplacer Bill Clinton à la Maison-Blanche. Les rapports entre le vice-président et les milieux d’affaires sont moins forts que ceux entretenus avec Bill Clinton. De plus, Al Gore est perçu comme un ardent défenseur de l’environnement. «La plupart des intervenants sur les marchés financiers pourraient faire valoir, que plus que la destitution du président, c’est plutôt le maintien du secrétaire au Trésor Robert Rubin et du président de la Réserve fédérale Alan Greenspan qui leur importe», selon Richard Berner, économiste de la Mellon Bank à Pittsburg. Au grand soulagement des investisseurs et des grands patrons, Robert Rubin dément inlassablement les rumeurs de son départ, tandis qu’Alan Greenspan, dont le mandat arrive à échéance dans 15 mois, ne montre pas de signes de lassitude. Les deux hommes sont largement crédités du succès de l’économie américaine. En dépit de son appartenance au Parti démocrate, Bill Clinton est apprécié par le patronat américain dont le vote va traditionnellement aux républicains. «Le président a épousé les grandes idées des républicains», a estimé Richard Berner en soulignant que cela expliquerait le peu d’empressement des milieux d’affaires à réclamer son départ. Ainsi, selon lui, Bill Clinton s’est attaqué à la réduction des déficits budgétaires, a encouragé la dérégulation et le libre-échange et n’a exercé aucune pression sur Alan Greenspan dans la conduite de la politique monétaire. Néanmoins, Diane Swonk, économiste de Banc One à Chicago, souligne que la destitution du président pourrait créer un environnement instable sur les marchés financiers internationaux «au moment précis où l’Europe met en place la monnaie unique et où le Japon chancelle». Du côté de la Bourse américaine, la procédure n’inquiète pas trop et Wall Street a terminé sur une hausse de 1,43% mardi après cinq séances de baisse consécutive qui avait fait dire à Michael Farr, gestionnaire de portefeuille, que «la baisse des marchés n’est pas directement liée à la procédure de destitution».
Les industriels et les hommes d’affaires américains sont bien plus préoccupés par les retombées de la crise asiatique et l’évolution prochaine des taux d’intérêt aux États-Unis que par la procédure de destitution du président Bill Clinton. Les milieux d’affaires sont restés prudents, voire silencieux, sur le sort du président américain. Le groupement des industries manufacturières, généralement disert sur les sujets d’actualité, ne prendra pas position sur la question, selon un porte-parole. La position de la Chambre de commerce américaine est pratiquement identique. «Je suis bien plus préoccupé par la crise asiatique, son évolution et son impact sur le secteur manufacturier aux États-Unis», a indiqué Peter Jaquette, directeur chez Weyerhaeuser, une société de produits du bois dans l’État de...