La visite historique du président américain Bill Clinton à Gaza, lundi, survient dix ans exactement après que Washington eut décidé d’ouvrir un dialogue avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Le 14 décembre 1988, le président Ronald Reagan puis le secrétaire d’État George Shultz annonçaient que l’OLP avait rempli les conditions mises par les États-Unis pour ouvrir un dialogue substantiel avec la centrale palestinienne. Quelques heures plus tôt, au cours d’une conférence de presse à Genève, Yasser Arafat avait donné lecture d’une déclaration en anglais dont les termes avaient été soigneusement choisis pour répondre aux exigences américaines. Il avait ainsi accepté, en termes clairs, les trois exigences américaines: reconnaissance du droit d’Israël à exister, acceptation de la résolution 242 du Conseil de sécurité de 1967 et renoncement au terrorisme. «Nous renonçons totalement et absolument à toute forme de terrorisme», avait-il affirmé. La décision du président Reagan levait le veto mis en 1975 par le secrétaire d’État Henry Kissinger, dans un mémorandum par lequel les États-Unis s’engageaient à ne pas reconnaître et à ne pas négocier avec l’OLP tant qu’elle n’aurait pas reconnu le droit d’Israël à l’existence et n’aurait pas accepté la résolution 242. Le Congrès américain avait en outre, en 1987, voté une loi interdisant tout contact avec l’OLP jusqu’à ce que le président américain ait certifié que l’organisation «avait cessé de pratiquer, ou de soutenir, des actions terroristes où que ce soit dans le monde». Le dialogue américano-palestinien s’était ouvert le 16 décembre 1988, à Tunis.
La visite historique du président américain Bill Clinton à Gaza, lundi, survient dix ans exactement après que Washington eut décidé d’ouvrir un dialogue avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Le 14 décembre 1988, le président Ronald Reagan puis le secrétaire d’État George Shultz annonçaient que l’OLP avait rempli les conditions mises par les États-Unis pour ouvrir un dialogue substantiel avec la centrale palestinienne. Quelques heures plus tôt, au cours d’une conférence de presse à Genève, Yasser Arafat avait donné lecture d’une déclaration en anglais dont les termes avaient été soigneusement choisis pour répondre aux exigences américaines. Il avait ainsi accepté, en termes clairs, les trois exigences américaines: reconnaissance du droit d’Israël à exister, acceptation de la...
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