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Actualités - Chronologie

Indifférence et irritation à Vienne

Le sommet européen de Vienne, qui a transformé le centre de la capitale autrichienne en un véritable camp retranché, a irrité les Viennois, qui n’apprécient guère les barrages et la circulation interdite. Tous les bâtiments du palais impérial de la Hofburg, ainsi que les parcs et jardins attenants, situés en plein centre de la ville et qui couvrent environ un demi-kilomètre carré, étaient totalement interdits au public. À chaque arrivée d’une délégation officielle, la circulation sur les boulevards voisins était bloquée, les riverains devaient présenter des laissez-passer spéciaux pour rentrer chez eux et les magasins voisins ont dû fermer temporairement, le tout sous le bruit des hélicoptères. Tout cela n’était pas vraiment pour plaire aux nombreux touristes qui affluent pour visiter les traditionnels marchés de Noël du centre-ville, ni aux habitants qui se pressent pour faire leurs achats de Noël dans les rues commerçantes et piétonnes. «Cela ne me fait ni chaud ni froid, mais je m’étais effectivement demandé pourquoi il y avait tant de policiers», reconnaît un graphiste, cité par le quotidien Die Presse, qui ignore tout de ce sommet. «Pardon, un sommet ici? Pas au courant. J’ai pas le temps de regarder les nouvelles à la télévision», renchérit la caissière d’un magasin d’alimentation voisin. Un millier de policiers battaient la semelle sous des températures oscillant entre moins 4 et moins 11 degrés, nourris midi et soir au goulasch et au thé. Les hôtels de la ville ont fait le plein avec les quelque 5 000 personnes, dont environ 2 000 journalistes, qui participaient au sommet. «En dix ans, je n’ai jamais eu la moindre difficulté pour me promener dans le Volskgarten», jardin public attenant au palais, proteste dans le quotidien Kurier un Viennois de 43 ans. «Par ce froid mortel, il faut faire le détour par le Ring au lieu de couper en ligne droite par la Hofburg», ajoute un homme de 32 ans, tandis qu’un voisin tempête de ne pas pouvoir promener son chien. Si le palais impérial fourmille d’agitation à l’intérieur, il est du coup désespérément désert à l’extérieur, et lorsque les dirigeants des Quinze sont sortis vendredi midi pour un déjeuner avec le président autrichien Thomas Klestil, ils ont traversé, très solitaires, les grandes cours du palais habituellement remplies de passants.
Le sommet européen de Vienne, qui a transformé le centre de la capitale autrichienne en un véritable camp retranché, a irrité les Viennois, qui n’apprécient guère les barrages et la circulation interdite. Tous les bâtiments du palais impérial de la Hofburg, ainsi que les parcs et jardins attenants, situés en plein centre de la ville et qui couvrent environ un demi-kilomètre carré, étaient totalement interdits au public. À chaque arrivée d’une délégation officielle, la circulation sur les boulevards voisins était bloquée, les riverains devaient présenter des laissez-passer spéciaux pour rentrer chez eux et les magasins voisins ont dû fermer temporairement, le tout sous le bruit des hélicoptères. Tout cela n’était pas vraiment pour plaire aux nombreux touristes qui affluent pour visiter les traditionnels...