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Actualités - Reportage

Pour mieux s'organiser

Afin de protéger leurs activités et promouvoir les antiquités dans le pays, les professionnels agissent à différents niveaux. Les salons, comme celui des antiquaires et des collectionneurs qui a eu lieu récemment à l’hôtel Bristol, vont dans le sens de ce ralliement. La fondation, récente, de l’Association des antiquaires et des collectionneurs, présidée par Emile Safa, met cependant en avant certaines carences. Johnny Chartouni est l’un des fondateurs de l’association, il explique: «L’association est formée de deux départements, l’un pour les antiquaires et l’autre pour les commerçants d’antiquités et les brocanteurs, sous le titre “Art et décoration”. Un antiquaire vendant une copie recevra d’abord un blâme, la deuxième fois il sera exclu pour un temps donné, et la troisième fois il sera banni de l’association avec publication dans les journaux d’un avis. La clientèle sera mieux informée et pourra s’adresser à l’association pour faire ses achats en toute confiance. Nous ne traiterons pas de valeur financière, mais nous pourrons apporter des garanties d’authenticité. Nous comptons aussi travailler avec le gouvernement pour faire baisser les taux de douanes». L’association compte actuellement une vingtaine de membres, mais beaucoup de travail reste à faire. Marie-Jeanne Mehanna, par exemple, n’a pas encore été avertie de sa formation. De même, Armand Arcache regrette: «Nous déplorons de ne pas avoir été avertis formellement de la formation de cette association. Voilà un an que nous parlons de former ce comité, mais nous n’avons même pas élu le président. C’est regrettable, car nous sommes tous d’accord pour former cette association». À un autre niveau, le Carré des Antiquaires, fondé par François Saint-Martin de Beyrie et Philippe Daher, se propose de regrouper les professionnels du quartier Furn el-Hayek pour lancer des activités diverses: portes ouvertes, expositions thématiques, et ouvertures nocturnes. «Nous rencontrons des réactions variées. Le Carré regroupe aujourd’hui 17 galeries, mais je crois que certains préfèrent rester de côté». «C’est un début, ajoute Philippe Daher. Nous essayons de créer un impact auprès de la clientèle, d’abord en fournissant un label de qualité, quant à la provenance, l’authenticité... Une sélection est effectuée parmi ceux qui souhaitent nous rejoindre». Valérie Arcache conclut: «Toutes les initiatives sont appréciables, mais le désordre caractérise notre métier; il ne faut pas mélanger les métiers, les activités, les titres. Et si une association doit être formée, il faut que ce soit avec des bases ordonnées. Le futur reste incertain».
Afin de protéger leurs activités et promouvoir les antiquités dans le pays, les professionnels agissent à différents niveaux. Les salons, comme celui des antiquaires et des collectionneurs qui a eu lieu récemment à l’hôtel Bristol, vont dans le sens de ce ralliement. La fondation, récente, de l’Association des antiquaires et des collectionneurs, présidée par Emile Safa, met cependant en avant certaines carences. Johnny Chartouni est l’un des fondateurs de l’association, il explique: «L’association est formée de deux départements, l’un pour les antiquaires et l’autre pour les commerçants d’antiquités et les brocanteurs, sous le titre “Art et décoration”. Un antiquaire vendant une copie recevra d’abord un blâme, la deuxième fois il sera exclu pour un temps donné, et la troisième fois il sera...