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Actualités - Chronologie

L'hommage pour les 80 ans de Soljénitsyne

Le président Boris Eltsine et la presse russe ont rendu un hommage appuyé à l’écrivain Alexandre Soljénitsyne qui a fêté vendredi ses 80 ans à Moscou. Le président Boris Eltsine a conféré vendredi à Soljénitsyne l’ordre de Saint-André, la plus haute décoration russe, et les députés de la Douma, pourtant dominée par les communistes, ont salué «ce grand compatriote et grand écrivain russe». Boris Eltsine a décoré l’auteur de «l’Archipel du Goulag», expulsé d’Union soviétique en 1974 «pour services éminents rendus à la patrie et pour son importante contribution à la littérature mondiale», selon l’agence Interfax. La presse russe a consacré une place importante à l’anniversaire de l’écrivain, prix Nobel de littérature en 1970. «Nous avons devant nous un géant, une figure historique», écrit le quotidien Sevodnia en estimant que Soljénitsyne s’inscrit dans la lignée des grands écrivains russes à la fois prophètes et maîtres à penser, comme Léon Tolstoï et Nikolaï Nekrassov. Le quotidien Nezavissimaïa Gazeta célèbre lui aussi en première page les mérites «du plus célèbre écrivain de la Russie contemporaine». Le journal souligne le côté prophétique de Soljénitsyne «qui a mis en garde contre l’imminence de la catastrophe en Russie, mais n’a pas été entendu». «La croisade de Soljénitsyne est d’ordre moral bien plus que politique», ce qui explique sans doute pourquoi il n’existe pas de consensus en Russie sur cette «personnalité impressionnante», estime le Moscow Times. «Soljénitsyne irrite parce qu’il a dit la vérité à une époque où tout le monde se taisait et pas seulement les communistes», souligne la critique littéraire Natacha Ivanova, citée par le Moscow Times. Plusieurs chaînes de télévision ont diffusé vendredi des programmes consacrés à l’écrivain, sur fond d’images de camps soviétiques à l’époque stalinienne ou d’images d’archives montrant Soljénitsyne en Russie et pendant ses vingt ans d’exil forcé en Occident, de 1974 à 1994. Vendredi soir, Soljénitsyne doit assister en famille au théâtre Taganka à la première de «Charachka», une pièce montée par le metteur en scène Iouri Lioubimov à partir du roman «Le Premier cercle», où l’écrivain a raconté sa détention dans une prison pour scientifiques. Deux fils de Soljénitsyne qui travaillent aux États-Unis, Stepan, ingénieur à Boston, et Ignat, chef d’orchestre et pianiste à Philadelphie, sont arrivés à Moscou pour célébrer cet anniversaire. Le troisième fils des Soljénitsyne, Ermolaï, vit avec eux près de Moscou. Le violoncelliste Mstislav Rostropovitch jouera spécialement pour son ami Soljénityne le 15 décembre au conservatoire de Moscou.
Le président Boris Eltsine et la presse russe ont rendu un hommage appuyé à l’écrivain Alexandre Soljénitsyne qui a fêté vendredi ses 80 ans à Moscou. Le président Boris Eltsine a conféré vendredi à Soljénitsyne l’ordre de Saint-André, la plus haute décoration russe, et les députés de la Douma, pourtant dominée par les communistes, ont salué «ce grand compatriote et grand écrivain russe». Boris Eltsine a décoré l’auteur de «l’Archipel du Goulag», expulsé d’Union soviétique en 1974 «pour services éminents rendus à la patrie et pour son importante contribution à la littérature mondiale», selon l’agence Interfax. La presse russe a consacré une place importante à l’anniversaire de l’écrivain, prix Nobel de littérature en 1970. «Nous avons devant nous un géant, une figure historique»,...