Un demi-millier d’adversaires d’Augusto Pinochet ont fêté mercredi soir à la fois Noël, carnaval et le 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme dans les rues de Santiago, après le feu vert du ministre britannique de l’Intérieur, Jack Straw, à l’extradition de l’ex-dictateur vers l’Espagne. Au cri de «c’est carnaval, ils ont arrêté le chacal», les manifestants ont défilé sous les confettis dans la principale rue piétonne du centre de Santiago, aux nombreuses vitrines décorées pour les fêtes de fin d’année. «Nous ressentons la décision de M. Straw comme un cadeau de Noël pour les mères des victimes qui n’ont récolté que des défaites pendant 25 ans dans leur quête de justice et vérité», a expliqué Arturo, un ingénieur de 46 ans et ancien détenu politique sous le régime de Pinochet (1973-1990). Sous le regard d’un père Noël en chair et en os, employé par un magasin du coin, Isabel, la cinquantaine, qualifiait la nouvelle de «cadeau pour tous les Chiliens qui ont souffert sous la dictature». «Dieu met du temps, mais il ne pardonne pas», a-t-elle ajouté. Au milieu de la foule, des étudiants ont ouvert des bouteilles de champagne sous les applaudissements. L’un d’entre eux, Waldo, 21 ans, affirmait: «J’espère que Pinochet meure là–bas, qu’il ne revienne plus jamais ici». Pour sa part, Cristian, un fils de disparu, soulignait l’importance de la décision de M. Straw à la veille de la commémoration du 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. «Ce geste est une manière de consolider les droits de l’homme dans le monde», a déclaré ce jeune responsable d’entreprise. Cristian avait une autre raison d’être heureux: la décision du ministre britannique est tombée le jour même de son 27e anniversaire.
Un demi-millier d’adversaires d’Augusto Pinochet ont fêté mercredi soir à la fois Noël, carnaval et le 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme dans les rues de Santiago, après le feu vert du ministre britannique de l’Intérieur, Jack Straw, à l’extradition de l’ex-dictateur vers l’Espagne. Au cri de «c’est carnaval, ils ont arrêté le chacal», les manifestants ont défilé sous les confettis dans la principale rue piétonne du centre de Santiago, aux nombreuses vitrines décorées pour les fêtes de fin d’année. «Nous ressentons la décision de M. Straw comme un cadeau de Noël pour les mères des victimes qui n’ont récolté que des défaites pendant 25 ans dans leur quête de justice et vérité», a expliqué Arturo, un ingénieur de 46 ans et ancien détenu politique sous...
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