La Confédération générale des travailleurs au Liban (CGTL), dont une délégation a été reçue hier par le président Émile Lahoud, a réaffirmé son hostilité à tout projet de privatisation des institutions publiques. «L’objectif devrait être au contraire de récupérer les entreprises d’État privatisées et qui peuvent rapporter d’importantes recettes au trésor public», déclare un communiqué publié par la centrale syndicale. Le président de la CGTL, M. Élias Abou Rizk, a informé les membres du comité exécutif de la centrale des résultats de la rencontre avec le chef de l’État. «La délégation a félicité le président Lahoud pour son élection et lui a exposé les revendications des syndicats, précise le communiqué. Elle a notamment mis l’accent sur la nécessité de préserver les libertés publiques, d’appliquer les lois, de rejeter la privatisation et de juger ceux qui sont responsables du gaspillage et du détournement des fonds publics. Elle a aussi réclamé un réajustement des salaires, une augmentation des prestations sociales, un amendement du code du travail et une meilleure protection de la main-d’œuvre libanaise. Le président Lahoud s’est montré compréhensif à l’égard de ces revendications». La CGTL a estimé que «le début d’une ère nouvelle basée sur la transparence ne peut en aucun cas faire oublier les scandales du passé». La centrale a donc réclamé l’ouverture de tous «les dossiers suspects et le jugement des responsables des scandales, du gaspillage et des détournements». «Le comité exécutif a également examiné les propos du ministre des Finances concernant la privatisation de certaines institutions publiques, ajoute le communiqué. Il réaffirme son rejet de toute privatisation qui est contraire au rôle de l’État et qui porte atteinte aux intérêts des citoyens. Au contraire, l’État devrait récupérer des institutions récemment privatisées et qui pourraient rapporter d’importantes recettes au Trésor. L’État doit récupérer ces secteurs dans le cadre d’un plan cohérent et les recettes devraient servir à combler le déficit budgétaire. La CGTL rejette par ailleurs toute tentative visant à faire assumer aux pauvres et aux plus démunis les conséquences de ce déficit. Elle réclame en outre une réactivation du cycle économique à travers un réajustement des salaires et un renforcement des prestations sociales». La centrale syndicale s’est d’autre part déclarée très «inquiète» de la poursuite de la vague de licenciements et a appelé le ministère du Travail à «intervenir fermement pour protéger les travailleurs». La CGTL a enfin demandé au gouvernement d’adopter une politique de soutien à l’industrie nationale de manière à encourager la production et à réactiver le cycle économique.
La Confédération générale des travailleurs au Liban (CGTL), dont une délégation a été reçue hier par le président Émile Lahoud, a réaffirmé son hostilité à tout projet de privatisation des institutions publiques. «L’objectif devrait être au contraire de récupérer les entreprises d’État privatisées et qui peuvent rapporter d’importantes recettes au trésor public», déclare un communiqué publié par la centrale syndicale. Le président de la CGTL, M. Élias Abou Rizk, a informé les membres du comité exécutif de la centrale des résultats de la rencontre avec le chef de l’État. «La délégation a félicité le président Lahoud pour son élection et lui a exposé les revendications des syndicats, précise le communiqué. Elle a notamment mis l’accent sur la nécessité de préserver les libertés...
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