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Actualités - Chronologie

Interpellation de plusieurs dizaines d'aounistes

Plusieurs dizaines de jeunes universitaires – une quarantaine selon le courant aouniste – ont été interpellés hier après-midi à Beyrouth, dans le Metn, à Jounieh et à Jbeil, pendant qu’ils distribuaient le bulletin hebdomadaire, diffusé sur Internet, par le général Michel Aoun. Quelques-uns ont été relâchés en soirée. D’autres toutefois sont restés en garde à vue. Aujourd’hui, des sits-in seront organisés en signe de protestations dans toutes les universités libanaises, a annoncé la section estudiantine du “Courant national libre” dans un communiqué, précisant qu’elle a décidé de déclencher ce mouvement «après avoir été notifiée par les médias audiovisuels qu’ils ne peuvent pas diffuser l’information se rapportant à l’interpellation d’une quarantaine de jeunes aounistes». Dans les faits, des centaines d’universitaires ont pris position dans l’après-midi au niveau des principaux carrefours sur l’axe Beyrouth-Jbeil, pour distribuer aux passants et aux conducteurs des copies du bulletin reproduisant un discours du général Aoun à l’occasion du cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, a-t-on indiqué de sources du courant aouniste. Dans son discours intitulé Le cinquantenaire d’une Déclaration perdue, le général Aoun dresse en des termes très virulents un bilan sombre de la situation des droits de l’homme au Liban. Il attribue aussi bien à la Syrie qu’à Israël la détérioration de cette situation, «cautionnée par les autorités libanaises». Les rafles ont commencé vers 16h, lorsque les forces de l’ordre ont quadrillé les secteurs où les universitaires étaient en poste. De source judiciaire, on a indiqué que 23 partisans du général Aoun au moins ont été appréhendés, dont 15 à Beyrouth, et qu’ils étaient interrogés par les autorités concernées. Dans les milieux du courant aouniste, on a précisé qu’une quarantaine de jeunes ont été interpellés et emmenés aux différents postes de gendarmerie à Beyrouth et dans le Metn. Il n’était pas possible, selon ces sources, de connaître en soirée le nombre exact des personnes interpellées. Quelques universitaires devaient toutefois être relâchés en soirée. Un des jeunes interpellés, Tony Orient, aurait été battu par un agent de l’ordre descendu, selon les mêmes sources, de l’immeuble appartenant au ministre de l’Intérieur, M. Michel Murr, à Zalka. Des contacts ont été entrepris en soirée par le courant aouniste pour savoir s’il avait été hospitalisé, a-t-on ajouté de mêmes sources. On a aussi précisé que les jeunes universitaires ont été déférés en soirée devant le procureur Abdallah Bitar. Dans le même temps, un groupe de jeunes aounistes a observé à partir de 20h30 un sit-in devant le siège de la direction des FSI près de l’Hôtel-Dieu où un grand nombre de jeunes universitaires auraient été placés en garde à vue. Le courant aouniste, les parents des personnes interpellées et le mouvement de Soutien aux Libanais détenus arbitrairement (Solida) ont publié chacun un communiqué dénonçant les interpellations et exprimant des craintes quant à l’avenir des libertés au Liban. Rappelons que des rafles similaires avaient été opérées dans les rangs aounistes à la même époque, l’année dernière, à la suite d’une manifestation que les jeunes partisans du général Aoun avaient organisée devant l’immeuble de la MTV, à Achrafieh, pour protester contre l’interdiction de la diffusion d’une interview du général Aoun sur cette chaîne de télévision.
Plusieurs dizaines de jeunes universitaires – une quarantaine selon le courant aouniste – ont été interpellés hier après-midi à Beyrouth, dans le Metn, à Jounieh et à Jbeil, pendant qu’ils distribuaient le bulletin hebdomadaire, diffusé sur Internet, par le général Michel Aoun. Quelques-uns ont été relâchés en soirée. D’autres toutefois sont restés en garde à vue. Aujourd’hui, des sits-in seront organisés en signe de protestations dans toutes les universités libanaises, a annoncé la section estudiantine du “Courant national libre” dans un communiqué, précisant qu’elle a décidé de déclencher ce mouvement «après avoir été notifiée par les médias audiovisuels qu’ils ne peuvent pas diffuser l’information se rapportant à l’interpellation d’une quarantaine de jeunes aounistes». Dans les...