Katja Seizinger sera la grande absente de l’incontournable rendez-vous de ski alpin qui débute jeudi à Val d’Isère et marque le retour en Europe du grand cirque blanc après les escapades nord-américaines. La championne olympique allemande de descente et de combiné, absente cette saison pour cause de problèmes de genou, s’est imposée cinq fois et a fini une fois deuxième dans la station savoyarde où elle a appris à skier. Son absence laisse la porte ouverte aux Autrichiennes emmenées par Alexandra Meissnitzer, actuelle leader au classement de la Coupe du monde. Âgée de 25 ans, Meissnitzer a enlevé un super-G à Mammoth Mountain et un slalom géant à Park City. Elle sera donc la première favorite pour le super-G et le géant de Val d’Isère. D’autant plus que la skieuse d’Adtenau connaît bien cette piste où elle a décroché la première victoire de sa carrière, en super-G en 1996, et où elle a glané deux podiums. Sa compatriote Renate Goetschl, victorieuse dans les deux premières descentes de la saison, à Lake Louise, a souvent échoué tout près dans le super-G de Val d’Isère, terminant deux fois deuxième et une fois troisième. Du côté des outsiders, Christiane Mitterwallner, vainqueur inattendu du super-G de Mammoth Mountain la semaine dernière, tentera de confirmer. Les Allemandes tenteront de mettre à mal la suprématie actuelle de leurs voisines. En l’absence de Seizinger, ce seront Hilde Gerg et Martina Ertl qui tenteront de tirer leur épingle du jeu. France : Mélanie Suchet, fonceuse et trouble-fête Fonceuse, entière, Mélanie Suchet entend justifier cette saison le rôle de trouble-fête qu’on lui attribue volontiers. «Je vais prendre tout ce qui vient, comme ça vient ! Je veux des podiums et des victoires», déclare ce petit bout de femme du haut de ses 22 ans. C’est que la Savoyarde a acquis une nouvelle maturité après avoir été rongée par le doute et les blessures pendant trois ans, juste après son irruption sur la scène officielle. C’était le 19 février 1994, à Lillehammer, dans la descente olympique. Les cloches de ses supporters de la vallée des Belleville pouvaient résonner : Mélanie était sixième. Quelques semaines plus tard, elle devenait championne du monde juniors de la spécialité avant de pointer au troisième rang de la Coupe du monde de descente après deux podiums à Sierra Nevada et à Garmisch. Malheureusement, six mois plus tard, les feux médiatiques s’éteignent pour laisser place aux lumières plus blafardes des salles d’opération. Ce sont d’abord les ligaments croisés du genou droit qui lâchent en décembre 1994, puis le ligament interne latéral, puis en janvier 1996, le ménisque coince et, enfin, une fracture de la cheville gauche la surprend au cœur de l’été 1996. «Mély» revient le 2 mars 1997 lors de la descente pré-olympique à Hakuba. Et la saison 1997-1998 démarre sur un rythme haut de gamme : deuxième à la descente de Lake Louise, troisième au super-G d’Altenmark. Hargne intérieure Puis arrive le coup d’éclat, sa première victoire en Coupe du monde, à Cortina d’Ampezzo. «Je rêvais, un jour, de franchir la ligne d’arrivée et de me retourner pour voir le chiffre un sur le tableau d’affichage». Ce succès n’est pas le fruit du hasard. Après avoir débuté – et brillé – par son seul culot, Mélanie Suchet «a progressé techniquement», analyse l’ancienne skieuse Nathalie Bouvier. «Quand je suis arrivée en 1993, j’avais 17 ans, j’étais jeune», raconte l’intéressée. «Je ne me posais pas de questions. Je fonçais. Ça marchait...jusqu’à ce que ça casse. Je me suis blessée sur certaines erreurs de jeunesse. Je sais maintenant qu’avec de l’expérience, je ne les commettrais plus». Mélanie Suchet fonce, mais dans le calme ! «Par rapport à tout ce qui concerne les tracés, les à-côtés, je reste extrêmement calme», explique-t-elle. «Mélanie est une fille qui arrive sûre d’elle au départ, pas stressée du tout. On peut dire qu’elle possède une sorte de hargne intérieure», note son technicien sur le circuit, Raphaël Scozzafava. Du coup, la skieuse des Menuires a revu ses ambitions à la hausse. «Avant, je courais pour me faire plaisir. Maintenant, cela ne m’intéresse plus de faire dixième». En cette année de championnats du monde, elle aimerait bien, cinq ans après son titre junior, décrocher le même titre chez les «grandes». «Mais l’erreur serait d’oublier les courses de Coupe du monde. Si on est dans le coup au début, on le sera durant cette épreuve», souligne-t-elle. Réponse vendredi à Val d’Isère ?
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Katja Seizinger sera la grande absente de l’incontournable rendez-vous de ski alpin qui débute jeudi à Val d’Isère et marque le retour en Europe du grand cirque blanc après les escapades nord-américaines. La championne olympique allemande de descente et de combiné, absente cette saison pour cause de problèmes de genou, s’est imposée cinq fois et a fini une fois deuxième dans la station savoyarde où elle a appris à skier. Son absence laisse la porte ouverte aux Autrichiennes emmenées par Alexandra Meissnitzer, actuelle leader au classement de la Coupe du monde. Âgée de 25 ans, Meissnitzer a enlevé un super-G à Mammoth Mountain et un slalom géant à Park City. Elle sera donc la première favorite pour le super-G et le géant de Val d’Isère. D’autant plus que la skieuse d’Adtenau connaît bien cette piste où...