Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Réhabiliter l'outrage

Le courant musical et esthétique du «glam rock», connu encore sous le nom de «glitter rock» («rock à paillettes») est né en 1972 en Grande-Bretagne, à l’initiative de musiciens qui voulaient remettre le «style» et l’apparat sur le devant de la scène. Il fut la réponse au rock devenu sérieux des premières idoles issues des années 70 (Who, Led Zeppelin, Yes...). Il voulait réhabiliter l’outrage et entendait réintroduire la notion de spectacle dans une musique qui se préoccupait davantage des prouesses musicales individuelles que du plaisir du public. Si le «glam rock» fut avant tout un phénomène anglais, il puisait souvent ses sources aux États-Unis. Iggy Pop (à la tête des Stooges) et Lou Reed (avec le Velvet Underground) sont considérés comme les parrains de ce courant. L’influence du «glam» toucha très largement le rock anglais de ces années-là: Elton John en fut l’exemple type à l’époque où il se produisait avec des tenues scintillantes, boa autour du cou, juché sur d’invraisemblables chaussures à talons compensés. Queen est l’un des descendants de ce mouvement. Des musiciens de second ordre connurent une très forte popularité en se mettant au «glam»: Gary Glitter, The Sweet, Mud, l’Américaine Suzy Quatro, Slade... Aux États-Unis, ce courant connut deux incarnations principales: les New York Dolls et Alice Cooper. Des groupes de hard rock, comme Motley Crue ou Kiss, y puisèrent leur inspiration visuelle. En France, il s’incarna de manière éphémère à travers les Frenchies (groupe emmené par Jean-Marie Poiré, qui allait connaître la gloire quelques années plus tard comme cinéaste, avec notamment les «Visiteurs») et Patrick Juvet. Aujourd’hui, une renaissance du «glam» semble s’amorcer, dont le principal ambassadeur est le trio anglo-américano-suédois Placebo.
Le courant musical et esthétique du «glam rock», connu encore sous le nom de «glitter rock» («rock à paillettes») est né en 1972 en Grande-Bretagne, à l’initiative de musiciens qui voulaient remettre le «style» et l’apparat sur le devant de la scène. Il fut la réponse au rock devenu sérieux des premières idoles issues des années 70 (Who, Led Zeppelin, Yes...). Il voulait réhabiliter l’outrage et entendait réintroduire la notion de spectacle dans une musique qui se préoccupait davantage des prouesses musicales individuelles que du plaisir du public. Si le «glam rock» fut avant tout un phénomène anglais, il puisait souvent ses sources aux États-Unis. Iggy Pop (à la tête des Stooges) et Lou Reed (avec le Velvet Underground) sont considérés comme les parrains de ce courant. L’influence du «glam» toucha...