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Actualités - Chronologie

Le CCG et l'ONU prônent la fermeté face à Saddam Hussein

Les pays du Golfe et le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, ont fait preuve de fermeté à l’égard de l’Irak en le prévenant qu’il n’obtiendra aucun allègement de l’embargo s’il ne coopère pas pleinement. La question irakienne figurait au centre des débats du sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui se poursuivait mardi à Abou Dhabi. L’émir Abdallah Ben Abdel Aziz, prince héritier d’Arabie Séoudite, chef de file du CCG, a estimé que Bagdad ne pourrait voir levées les sanctions qui lui sont imposées depuis 1990 que lorsqu’il se conformera pleinement aux exigences de la communauté internationale. Pour sa part, M. Annan, qui a assisté lundi à l’ouverture du sommet, a affirmé que «la seule voie pour réaliser cet objectif (la levée des sanctions) consiste à ce que l’Irak se conforme totalement aux résolutions de l’Onu». Selon un responsable d’un pays du Golfe, parlant sous couvert de l’anonymat, le CCG (Arabie, Émirats, Bahrein, Qatar, Oman et Koweït) devrait adopter dans son communiqué final mercredi «un ton sévère» à l’égard du gouvernement irakien pour l’inciter à se plier à la volonté internationale. Le communiqué final devrait adopter le même ton que la déclaration des pays du Golfe, de l’Égypte et la Syrie le 12 novembre à Doha, qui avaient rendu l’Irak responsable de toute dégradation de la situation en refusant de coopérer avec les inspecteurs chargés de le désarmer, a ajouté ce responsable. «Les sanctions (imposées à Bagdad) ne pourront être levées que lorsque l’Irak aura appliqué les résolutions de l’Onu et modifié sa politique de tergiversation et de tromperie», a déclaré le prince Abdallah, lors d’une séance à huis clos. Il a souligné que la fin de l’embargo «ne pourra pas être réalisée en provoquant des crises successives, en se dérobant aux responsabilités ou en faisant du chantage au monde entier en montrant des scènes de souffrances». Le chef de la diplomatie séoudienne, Séoud al-Fayçal, a également affirmé mardi que «la levée de l’embargo dépend uniquement d’une décision irakienne et non pas de l’Arabie séoudite ou d’autres parties». Pour sa part, M. Annan avait estimé lundi dans un discours que la «responsabilité d’avancer sur la voie de la coopération (...) incombe à l’Irak», soulignant que «l’accord du Conseil de sécurité à procéder à une révision globale des sanctions constitue une véritable chance pour Bagdad d’atteindre cet objectif». Selon un diplomate proche de l’Onu, le président émirati Zayed Ben Sultan al-Nayane a informé M. Annan de son «mécontentement» face au refus irakien de coopérer pleinement avec l’Onu. M. Annan devait informer lundi les dirigeants du Golfe que les Etats-Unis «sont décidés à entreprendre une action (militaire) contre l’Irak au cas où Bagdad ne donne pas suite aux exigences de l’Onu», selon des sources diplomatiques.
Les pays du Golfe et le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, ont fait preuve de fermeté à l’égard de l’Irak en le prévenant qu’il n’obtiendra aucun allègement de l’embargo s’il ne coopère pas pleinement. La question irakienne figurait au centre des débats du sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui se poursuivait mardi à Abou Dhabi. L’émir Abdallah Ben Abdel Aziz, prince héritier d’Arabie Séoudite, chef de file du CCG, a estimé que Bagdad ne pourrait voir levées les sanctions qui lui sont imposées depuis 1990 que lorsqu’il se conformera pleinement aux exigences de la communauté internationale. Pour sa part, M. Annan, qui a assisté lundi à l’ouverture du sommet, a affirmé que «la seule voie pour réaliser cet objectif (la levée des sanctions) consiste à ce que l’Irak se...