«L’art, c’est oser», dit Chaouki Chamoun qui expose ses œuvres à la galerie Janine Rubeiz, Raouché. «Je recherche la qualité, la qualité esthétique. Quand je la vois, j’y pose mon nom. Le style est une saison, dans une vie qui possède plusieurs saisons». Une série homogène de tableaux d’une seule inspiration : la femme. Une femme – la même ?– tour à tour assise, en train de faire sa sieste, lisant le journal… Parfois, elle est à peine visible derrière les rideaux de voiles, esquisse d’un rêve, mémoire vivante. Une trilogie représente le visage de cette muse. La première, intitulée «On he Way to him», est chargée d’espoir. «Don’t go» on voit toute la tristesse du monde dans son regard. «Waiting again» est un visage figé dans l’attente. Superposant les couches tout en transparences, Chaouki Chamoun fait un heureux mélange des couleurs et des tonalités. Sur une même toile, on verra du turquoise, du jaune, du vert et du rose, en toute harmonie… Voilà un artiste qui se renouvelle continuellement. Hors d’un style, d’un courant, il tente à chaque fois d’oser davantage. Jusqu’au 23 décembre. George Baylouni à Masrah al Madina Artiste alépin autodidacte, George Baylouni expose pour la première fois au Liban à Masrah al Madina. Trente toiles inspirées de murales anciennes confèrent aux lieux une atmosphère délicatement surannée. Les sites historiques et les mythes fascinent manifestement l’artiste. «Ces endroits possèdent une richesse culturelle que j’essaie de transmettre dans mes toiles» dit-il. «Il ne s’agit pas là de reproduire fidèlement un site donné. Mon objectif est de rendre le climat, l’ambiance…» . Les toiles de Baylouni sont chargées de symboles. Leur technique se rapproche beaucoup de celle des icônes. La palette de l’artiste mélange le marron, l’ocre, le vert et les touches de rouge. Retrospective d’Ervand Demirdjian, galerie Chahine Peintre arméno-éyptien (1870-1938) Ervand Demirdjian bénéficie d’une rétrospective de ses œuvres a la galerie Chahine. Né à Constantinople, il émigre à Alexandrie en 1896 pour y trouver refuge. Redécouvert il y a deux ans grâce à une célébration du centenaire de son arrivée en Égypte. Il appartient au mouvement orientaliste international et à l’art moderne égyptien. Arpentant la ville, il esquissait tout ce qu’il voyait, principalement les quartiers populaires et les gens du petit peuple. Il a laisse à la postérité près de 250 huiles ainsi qu’un grand nombre de dessins et d’esquisses dont une partie a été sauvegardée par le patriarcat arménien et une autre collectionnée par M. Berg Hovaghimian. C’est cette collection-là qui se trouve exposée a la galerie Chahine. Les œuvres, composées d’huiles, d’aquarelles, de dessins au fusain, de croquis et d’esquisses rapidement exécutées, montrent le talent de cet artiste. Les études des personnages, au café, dans la rue, au repos ou au jeu, de même que les natures mortes, les portraits, les paysages et l’ambiance des quartiers populaires, sont autant des témoignages documentaires que des œuvres d’art. Lucy Tutunjian à la galerie Matossian Une trentaine d’huiles garnissent les murs de la galerie Arthur Matossian, Haigazian. Ancienne élève de Paul Guiragossian, Lucy Tutunjian avait exposé à la galerie Alecco Saab en 1962, à l’hôtel Phœnicia, à la galerie Manoug, Modulart et Emmagos. Son premier amour était le piano. Mais elle dit avoir trouvé la liberté d’expression dans l’art pictural. Elle s’est donc mise à peindre des mélodies de couleurs. Ses toiles, de style figuratif, sont inspirées de sa terre natale, l’Egypte. Paysages gorgés de soleil, natures verdoyantes, les couleurs s’éclatent en toute liberté. Lucy Tutunjian peint aussi des paysages d’intérieur et des portraits. Ses personnages sont choisis en fonction de leur charisme, de leur type, et non de leur beauté physique. “C’est Monsieur-tout- le monde, les traits de son visage, sa manière de se tenir qui m’inspire le plus», dit l’ artiste. Organisée par le «Haigazian Women’s Auxilliary», cette exposition est ouverte au public de 10h à 13h et de 16h à 20h, jusqu’au 10 décembre. Les recettes iront aux bourses universitaires . Adel Koudaih à Station des Arts Art abstrait : quatre-vingt toiles d’Adel Koudaih exposées à la galerie Station des arts, Badaro. Des mixed media sur bois, sur carton ou sur papier, quatre acryliques sur toile et une peinture à l’huile se déclinent sur tous les tons des couleurs de la terre. Du vert, du marron, de l’ocre, du bois de rose et, parfois, des touches d’orange des carrés blancs ou carrément noirs… L’espace de la toile est divisé de manière géométrique en quatre quarts. Puis, ailleurs, les lignes se fondent, les couleurs s’épousent. L’artiste, docteur en arts plastiques de l’université de Paris, est chef du département d’art au CRNDP de Beyrouth. Il a participé à de nombreuses expositions collectives à l’ étranger notamment à Paris, au Koweit, en Syrie à Bahrein et à Dubai. Jusqu’au 15 décembre. Claire Chevolleau à l’hôtel Marriott Claire Chevolleau ?«des fleurs, rien que des fleurs…».Une explosion de couleurs et de belles «plantes», fleurs et femmes ou femmes-fleurs. À l’affiche jusqu’à fin décembre à l’hôtel Marriott. L’artiste présente cinquante odes au monde parfumé des fleurs. Grands panneaux en bois ou dimensions moyennes, tous les volumes sont bons pour que les couleurs s’éclatent. Côté personnages, il y a un Pierrot, une Colombine et un Arlequin. On retrouve d’autre part «la» poupée fétiche de Chevolleau, toujours présente dans ses expos.
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