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Actualités - Chronologie

Une atmosphère chaleureuse

Pour sa première participation à ce rituel franco-allemand depuis qu’il a mis fin aux 16 années de pouvoir conservateur de l’ère Kohl, le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder a mis les petits plats dans les grands: accueil de Jacques Chirac à l’aéroport de Berlin, honneurs militaires – dans un froid vif – dignes d’une visite d’État, bain de foule dans le vieux quartier hollandais de Potsdam, tête-à-tête d’une heure et demie, promenade commune de dix minutes, puis dîner officiel préparé par un chef français, agrémenté d’un cadeau personnel pour son 66e anniversaire: deux assiettes d’émail cloisonné de la fin de l’époque Edo (1603-1868). «C’est un cadeau personnel, pas un cadeau à la République», a souligné M. Schröder en dévoilant le présent, à la totale surprise de M. Chirac. «Je te remercie de cette pensée amicale et personnelle, qui me touche beaucoup», a répondu ce dernier. Le chancelier allemand avait d’emblée donné le ton de ses relations avec le président, le tutoyant et commençant ainsi son toast: «Monsieur le président, cher Jacques...». Les nourritures roboratives mitonnées par le chef Jean-François Lemercier ont été accompagnées de nourritures spirituelles qui ont pu paraître à certains tout droit échappées de l’ex-RDA : textes de Bertolt Brecht chantés par l’une des grandes chanteuses du Berliner Ensemble, Gisela May, une des figures culturelles du régime communiste.
Pour sa première participation à ce rituel franco-allemand depuis qu’il a mis fin aux 16 années de pouvoir conservateur de l’ère Kohl, le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder a mis les petits plats dans les grands: accueil de Jacques Chirac à l’aéroport de Berlin, honneurs militaires – dans un froid vif – dignes d’une visite d’État, bain de foule dans le vieux quartier hollandais de Potsdam, tête-à-tête d’une heure et demie, promenade commune de dix minutes, puis dîner officiel préparé par un chef français, agrémenté d’un cadeau personnel pour son 66e anniversaire: deux assiettes d’émail cloisonné de la fin de l’époque Edo (1603-1868). «C’est un cadeau personnel, pas un cadeau à la République», a souligné M. Schröder en dévoilant le présent, à la totale surprise de M. Chirac....